My Morning Jacket : «"Evil Urges" s'adresse à quelque chose d'humain que l'on porte en nous»

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Publié le 12 juin 2008.

MUSIQUE - A l'occasion de la sortie d'«Evil Urges», cinquième album des rockeurs américains de My Morning Jacket, rencontre avec le chanteur Jim James...

Un nouveau voyage. Avec «Evil Urges», les rockeurs américains de My Morning Jacket ont choisi d'élargir leur palette à des contrées inexplorées mariant rock, soul, folk et pop. Rencontre pour l'occasion avec le chanteur Jim James qui revient pour «20 Minutes» sur la génèse de ce cinquième album.


Evil Urges

«Les deux mots “Evil” et “Urges” se sont associés dans mon esprit jusqu'à devenir une chanson. Plus tard, l'expression m'est apparu comme un bon thème qui pouvait donner une unité à l'album. Je voulais explorer la confusion entre ce qui est bien et ce qui est mal. A un moment, on réalise que les choses ne sont pas forcément telles qu'on nous les présentait. “Evil Urges” s'adresse à quelque chose d'humain que l'on porte en nous.»


Une multitude de genre

«Avec ce nouvel album, nous voulions exprimer tous les types de musique que nous avons l'habitude d'écouter. C'est un peu comme ça que naissent les disques. On a aussi passé beaucoup de temps à établir l'ordre des morceaux. Ajouter des éléments, en enlever d'autres pour que l'album puis fonctionner comme une odyssée. L'album est découpé en quatre courts voyages comme les faces d'un double vinyle.»


Mouvement

«J'aime l'idée que le public puisse dancer à nos concerts et qu'il est envie de bouger en écoutant notre disque. On a donc essayé de mettre en avant les rythmiques et la batterie. Il fallait que certains titres aient un groove. De nombreux artistes qui peuvent nous toucher, comme Nick Drake, font une musique qui s'écoute dans le calme. D'autres comme Marvin Gaye et Curtis Mayfield sont capables de remuer à la fois vos tripes et votre corps. Je respecte les deux manières de faire, mais ces derniers temps, j'ai été plus attiré par la musique qui donne envie de bouger.»


Espacer les guitares

«Les guitares occupaient beaucoup d'espace. On voulait que la voix et les claviers aient davantage l'opportunité de s'exprimer, pouvoir utiliser des cordes et des choeurs. Sur certains titres, on les a donc utilisé de manière plus ponctuelle.»


Un disque politique

«L'aspect politique de mes textes doit rester assez subtile. Quand on parle de choses trop précises, ça date immédiatement les chansons. Il est important de donner notre vision du monde mais cette expression doit être la plus personnelle possible. Les gens sont tout le temps entrain de se faire des ennemis. En essayant de prendre un peu de distance, on peut s'adresser au plus grand nombre et de faire avancer les choses.»


Tenir la pression

«Notre succès grandissant pourrait avoir quelque chose d'effrayant parce que plus les gens vous connaissent, plus vous êtes sous pression mais aujourd'hui on est bien soutenus par toute une équipe. On essaie juste de s'amuser et de garder un rythme de vie sain histoire de durer le plus longtemps possible.»

Recueilli par Boris Bastide
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