Première Nuit sonore: sous le soleil, exactement

FESTIVAL La sixième édition fleure déjà bon le succès...

Dalya Daoud, à Lyon

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Une sixième édition qui, déjà, fleure bon le succès. Le festival lyonnais Nuits Sonores n’a pas failli à sa réputation de premier événement électro français, mercredi soir lors de sa soirée inaugurale.

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C’est à la piscine du Rhône, lieu emblématique de l’événement abandonné un temps par ses organisateurs, que quelques privilégiés ont goûté à l’ambiance estivale clairement adoptée par Nuits Sonores cette année. Et les mises en bouche musicales cuisinées par la jeune scène lyonnaise ont prouvé que ce cœur architectural de la ville reste à ce jour le meilleur centre névralgique pour diffuser les premiers signaux de vie du festival.

Mise en jambe

Après une mise en jambe soft sur le pont de la piscine, c’est à l’usine SLI, dans le 9e, que le plus gros cachet jamais versé par les Nuits Sonores avait fixé le rendez-vous. Sans grande surprise, les Anglais d’Underworld ont produit une performance précise et solide, débutée avec leur morceau culte, «Born Slippy», musique originale du film «Trainspotting».

Mais c’est à quelques pas de la veste argentée de Karl Hyde, dans l’un des deux autres hangars de l’usine, que l’agitation a vraiment soulevé la poussière de l’usine. Sous l’égide de la sculpturale Barbara accompagnée de John Thomas, la partie la plus jeune du public du festival a rugi pendant plus d’une heure. A côté, accusant quelques années de plus que les jeunes clubbers de Barbara, quelques dizaines de mélomanes ont profité du moment musical le plus réjouissant de la soirée.

Secs comme des coups de trique

Les élégants britanniques de Wire, ce groupe d’arty punk des années 70, déjà programmé il y a deux ans mais passé quasi inaperçu, a enchaîné avec grâce des morceaux secs comme des coups de trique, joués en apnée. Dans le décorum post industriel de l’usine SLI, Nuits Sonores a retrouvé mercredi soir un esprit souterrain et débridé qu’il avait quelque peu perdu depuis ses dernières éditions dans les anciennes usines du Salin et de la Sucrière.

Cette année, le travail de défrichage urbain des organisateurs a peut-être ainsi trouvé son apogée. La nuit s’est finalement achevée avec une touche années 80 surgie inopinément en dehors de la programmation publiée. Dans la navette TCL circulant gratuitement toute la nuit entre l’usine et la Presqu’île, la radio a diffusé à l’aube un Take on me du groupe A-Ha et que les festivaliers, pas snobs, ont repris en chœur. Ce jeudi, le circuit électronique gratuit ouvre les portes d’à peu près tous les lieux de concerts de la ville, mais aussi d’endroits plus insolites pour danser, comme la patinoire Charlemagne (2e).

PROGRAMME
Nuits Sonores à Lyon, jusqu'au dimanche 11 mai.

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