James Hetfield, de Metallica, pendant un concert à Stockholm le 12 juillet 2007.  
James Hetfield, de Metallica, pendant un concert à Stockholm le 12 juillet 2007.   - SCANPIX / REUTERS

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Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Lars Ulrich, le batteur de Metallica, a déclaré que le groupe pourrait vendre sa musique sur le Net, reprenant à son compte les initiatives de Radiohead ou Nine Inch Nails. «Vous savez, c’est notre dernier album sous contrat avec Warner, et après, on va chercher comment toucher le plus grand nombre», a-t-il dit au magazine «Rolling Stone».

Or en 2000, le même batteur s’était érigé contre le partage de fichiers sur le Net et avait même porté plainte contre Napster, un site de peer-to-peer très prisé à l’époque devenu depuis plate-forme de téléchargement légal. Aujourd’hui, le groupe de métal fait amende honorable en expliquant que ce n’était pas un combat contre le téléchargement mais plutôt contre les pirates qui volent de l’argent aux artistes.

Marché du disque

La raison de ce revirement? Changement de mœurs et ventes de disques en chute libre. Selon les chiffres (1) du marché du disque français pour le premier trimestre 2008, les ventes de musique sur supports CD ou DVD subissent une baisse de -23,2% par rapport au dernier trimestre de 2007. Dans le même temps, les ventes numériques de musique (titres téléchargés sur le Net, sur téléphones mobiles et streaming) font un bond de 61%. En tout, le marché de la musique enregistrée génère en France 141,8 millions d’euros au premier trimestre 2008, soit 17,8% de moins que le dernier trimestre 2007.

(1) Chiffres SNEP (Syndicat National de l'édition Phonographique).