«Les Heures sombres»: Quand les acteurs et les actrices deviennent méconnaissables...

CINEMA A l’image de Gary Oldman qui campe Winston Churchill dans « Les Heures sombres », plusieurs autres acteurs et actrices ont joué le jeu des transformations physiques, parfois impressionnantes, pour incarner des célébrités…

F.R.

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Gary Oldman dans «Les heures sombres», Charlize Theron dans «Monster» et Marion Cotillard dans «La Môme».

Gary Oldman dans «Les heures sombres», Charlize Theron dans «Monster» et Marion Cotillard dans «La Môme». — Universal Pictures International France - REX FEATURES/SIPA - TFM Distribution

  • Gary Oldman est méconnaissable en Winston Churchill dans le film « Les heures sombres » sorti ce mercredi.
  • Avant lui, d’autres acteurs et actrices ont eu recours à de longues séances de maquillage pour entrer dans la peau des personnalités qu’ils étaient censés incarner, à l’image de Marion Cotillard, devenue Edith Piaf dans « La Môme »…

Dans Les heures sombres, le film de Joe Wright sorti ce mercredi, Gary Oldman est méconnaissable. Et pour cause, il a dû se glisser dans la peau de Winston Churchill, une figure historique avec laquelle il ne partage pas vraiment la même silhouette. Aussi, le comédien a dû porter « la moitié de son poids en prothèse » pour gagner en volume et passer pas moins de 200 heures au maquillage pour l’ensemble du tournage…

Un investissement personnel qui n’a rien d’inédit et qui est même plutôt un défi pour bien des acteurs. Si l’histoire de Robert de Niro qui a pris une trentaine de kilos pour camper le boxeur Jake La Motta dans Raging Bull est connue, certains ont depuis poussé la transformation physique encore plus loin. Passage en revue de cinq métamorphoses mémorables.

  • Charlize Theron dans Monster
Charlize Theron en 2004 et dans le rôle d’Aileen Wuornos («Monster»).
Charlize Theron en 2004 et dans le rôle d’Aileen Wuornos («Monster»). - TAMMIE ARROYO/AP/SIPA - AP/SIPA

Au début des années 2000, Charlize Theron trouve son premier rôle majeur dans Monster de Patty Jenkins. Le personnage d’Aileen Wuornos, tueuse en série exécutée un an plus tôt, semblait pourtant très éloigné d’elle. L’actrice a notamment pris quinze kilos et porté des prothèses en silicones pour remodeler la forme de son visage. Un enlaidissement qui a porté ses fruits puisque Charlize Theron a glané une trentaine de prix, dont un Oscar de la meilleure actrice et l’Ours d’argent de la meilleure interprétation féminine au festival de Berlin.

  • Marion Cotillard dans La Môme
Marion Cotillard en 2007 et dans «La Môme».
Marion Cotillard en 2007 et dans «La Môme». - MICHAEL SOHN/AP/SIPA - REX FEATURES/SIPA

En France, l’une des transformations physiques les plus mémorables est celle de Marion Cotillard dans La Môme. Pour interpréter Edith Piaf, la comédienne a dû subir cinq heures de maquillage chaque jour et consentir à ce qu’une partie de son crâne soit rasée pour reformer l’implantation capillaire de la chanteuse. Marion Cotillard s’est littéralement donnée corps et âme pour ce rôle, allant jusqu’à travailler sa diction de manière intensive et même jusqu’à apprendre à tricoter… Une expérience qui a confiné au mystique puisque l’actrice a raconté avoir eu recours à des séances d’exorcisme et au chamanisme pour se débarrasser du fantôme de Piaf qui la hantait. Quoi qu’il en soit, Marion Cotillard a glané les trophées (Oscar, César…) et gagné son ticket pour la gloire hollywoodienne.

  • Cate Blanchett dans I’m Not There
Cate Blanchett en 2007 et dans «I’m Not there».
Cate Blanchett en 2007 et dans «I’m Not there». - Charles Sykes / Rex Fea/REX/SIPA - Diaphana Films

Dans I’m Not There de Todd Haynes, une demi-douzaine d’acteurs jouent des personnages fantasmés illustrant l’une des multiples facettes de Bob Dylan. La prestation la plus convaincante est celle… d’une actrice. En l’occurrence de Cate Blanchett qui incarne Jude, une figure représentant l’androgynie du chanteur dans les années 1960. « J’ai beaucoup fumé, écouté tout ce qui me passait par les oreilles, sanglé ma poitrine et plongé dans la lumière », expliquait-elle à la sortie du film en 2007. Sa performance n’est pas passée inaperçue puisqu’elle a été récompensée du prix d’interprétation féminine au festival de Venise.

  • Anthony Hopkins dans Hitchcock
Anthony Hopkins en 2012 et dans «Hitchcock».
Anthony Hopkins en 2012 et dans «Hitchcock». - Jon Furniss/AP/SIPA -  Cover Images/SIPA

La silhouette arrondie d’Alfred Hitchcock était son signe distinctif, presque son logo. Pour incarner le réalisateur britannique dans Hitchcock, Anthony Hopkins a dû prendre quelques kilos (un faux ventre lui a tout de même été fourni), se doter d’un faux nez, d’un double menton en silicones et s’abonner aux lentilles marron. Converti en temps de travail, cela donne trois heures de maquillage quotidien multiplié par trente-cinq jours de tournage.

  • Christian Bale dans Backseat

On n’aimerait pas vraiment être le corps de Christian Bale tant l’acteur le met à rude épreuve. Pour The Machinist, en 2005, il avait perdu 28 kilos – et il se raconte que les producteurs ont dû le freiner car il était prêt à en perdre douze autres – et cette année pour camper l’homme politique américain Dick Cheney dans Backseat (sortie prévue cette année), il a au contraire dû prendre du poids. Notamment, « en mangeant beaucoup de tartes »