«Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours», les dernières lignes de Jean d'Ormesson

LITTERATURE La fille de Jean d’Ormesson a partagé les dernières lignes manuscrites de l’académicien, retrouvées sur son bureau…

N.Sa avec AFP

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L'écrivain et académicien Jean D'Ormesson est décédé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017 à l'âge de 92 ans.

L'écrivain et académicien Jean D'Ormesson est décédé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017 à l'âge de 92 ans. — ASTRID DI CROLLALANZA/SIPA

Écrivain jusqu’à son dernier souffle. « Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? » La fille de Jean d'Ormesson a présenté jeudi soir sur France 5 les dernières phrases écrites par l’écrivain et académicien décédé dans la nuit de lundi à mardi. La mort qui l’attendait inévitablement semble avoir été très présente dans ses dernières pensées et écrits…

« La mort elle-même ne peut rien contre moi »

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impossible… Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi. »

Ces lignes manuscrites ont été trouvées samedi sur le bureau de l’académicien a expliqué sa fille Héloïse d’Ormesson, à l’occasion d’une émission spéciale de La Grande Librairie.

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Un hommage national doit être rendu vendredi à l’auteur d'« Au plaisir de Dieu ». Il débutera à 10h30 par une messe célébrée en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris. C’est l’académicien Jean-Marie Rouart qui prononcera l’éloge de son ami immortel disparu à l’âge de 92 ans.
La cérémonie religieuse sera suivie à midi par un hommage national dans la cour d’honneur des Invalides présidé par le président Emmanuel Macron