• Johnny Hallyday a fondé en 1992 les « Desperados », une association de biker.
  • A l’occasion d’un rassemblement il avait donné un concert mythique, pour ceux qui y étaient, à Carpentras.

Rockeur, mais aussi biker. En 1992, Johnny Hallyday fondait une association de bikers : les HCD Desperados. « Il roulait souvent avec le club de Jo [un des autres membres fondateurs] à Carpentras. Il a voulu créer le sien en région parisienne avec un nom qui claque. On avait un petit local en Seine Saint-Denis », se remémore Gilles Pardon, le secrétaire des Desperados.

Ouverte aux possesseurs d’Harley Davidson (quelques membres pouvaient y adhérer sans pour autant avoir d’Harley), cette association s’est regroupée pour la première fois en 1994 à Carpentras, dans le Vaucluse. Gille Pardon s’en souvient comme si c’était hier :

On a mis 1h30 pour aller chercher Johnny à la Lorada, dans le Var. Pour rentrer à Carpentras, c’était une autre histoire. Johnny s’arrêtait à chaque station pour fumer et boire un verre, les gens s’arrêtaient pour le voir. On a mis six heures. »

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« Du rock’n’roll, du vrai, comme on l’aime »

Johnny Hallyday, président de l’association, n’hésitait pas à y pousser la chansonnette, de quoi ravir les 30.000 fans présents dans l’assemblée. Eric Milard, 26 ans à l’époque, était au rassemblement de 1994. « Il n’y avait pas d’effets spéciaux, pas les médias, que des bikers et le public. C’était une ambiance énorme, une petite scène, pratiquement que des amis et du rock’n’roll, du vrai, comme on l’aime », se souvient ce fan.

Ce mercredi soir, il trinquera à la carrière de son idole, en revisionnant probablement ce concert mythique pour ceux qui y étaient. « Quand j’ai retrouvé la vidéo j’étais trop content. Ça me rappelle des bons souvenirs et je m’empresse de la montrer à mes amis », explique-t-il, fier d’avoir vécu ce moment.

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La casquette de Johnny

Carole, à peine majeure en 94, se souvient aussi précisément de ce concert. Et pour cause, c’est elle qui a récupéré la casquette jetée par Johnny dans le public. « Mon père m’accompagnait, j’étais au premier rang. Au moment où il a lancé sa casquette NYPD j’ai réussi à la récupérer, quelle fierté », raconte-t-elle avec émotion. Carole a tenté à maintes reprises de visionner des vidéos pour se voir récupérer la casquette, sans succès. Mais elle l’a conservé bien précieusement.

Didier de Lima était soutien des Desperados, il ne possédait pas d’Harley mais était membre. Pour des raisons professionnelles, il n’a pas pu assister à ce fameux concert. « Qu’est ce que je peux regretter, aujourd’hui j’ai totalement conscience d’être passé à côté d’un événement », considère-t-il. Pas parce que Johnny était « bien chaud », selon plusieurs témoignages, mais pour l’ambiance spéciale. « Les filles faisaient des concours de seins nus, ambiance rock’n’roll quoi », se souvient Carole.

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« Laetitia a fait le ménage dans ses fréquentations »

Les desperados ont compté jusqu’à 650 membres, dans le monde entier « même à Tahiti », abonde Gilles Pardon. Fisher, qui commercialise la bière Desperados, a même racheté le nom à l’association. Gilles Pardon témoigne :

« Johnny avait déposé le nom et Fisher est venu nous voir avec leur projet de bière Desperados. On leur a cédé pour monter le 287 [lieu festif, qui a par la suite defrayé la chronique] alors que si on avait négocié des royalties, aujourd’hui on serait millionnaires. »

Prévu pour remettre le couvert en 1995, Johnny Hallyday ne viendra finalement pas l’année suivante. « Il nous a fait faux-bord, il était à Miami et c’est là qu’il a rencontré Laeticia », raconte Gilles Pardon. L’association s’arrêtera finalement au début des années 2000. « A partir de là Laeticia a fait le ménage dans ses fréquentations ». Gilles n’a plus jamais revu Johnny.