Mort de Johnny Hallyday: «Elvis français», «icône nationale», comment les médias étrangers parlent de la star

REVUE DE PRESSE Si Johnny Hallyday était méconnu en dehors des pays francophones, les médias du monde entier évoquent ce mercredi matin la mort de l’artiste français…

Fabien Randanne

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Captures d'écran de plusieurs sites étrangers relatant le décès de Johnny Hallyday, le 6 décembre 2017.

Captures d'écran de plusieurs sites étrangers relatant le décès de Johnny Hallyday, le 6 décembre 2017. — La Repubblica / New York Times / Spiegel Online

« Il était le Elvis français ». Ce mercredi, la comparaison revient dans plusieurs articles de médias étrangers annonçant la mort de Johnny Hallyday.

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Une formule qui résume bien ce que pouvait représenter le rockeur aux yeux du public hexagonal et dont la notoriété était bien moindre dans les pays non francophones. Il n’empêche, la presse du monde entier a tout de même salué la mémoire de la star.

Le prestigieux New York Times revient ainsi sur sa longue carrière. « Il a ensorcelé le public pendant presque soixante années, avec ses reprises en français de morceaux de rock américain et sa turbulente vie en dehors de la scène. » Le journal souligne aussi que Johnny Hallyday a enregistré des disques à Nashville, que Jimi Hendrix a fait sa première partie en 1966 et qu’il a travaillé avec les guitaristes Jimmy Page et Peter Frampton mais que « ces efforts n’ont pas éveillé l’intérêt des publics anglais et américains ».

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« La plus grande star en dehors du monde anglophone »

Variety retrace les grands moments de la vie privée et publique du chanteur et évoque aussi sa carrière d’acteur, riche d’une vingtaine de films. Le site américain pousse la précision jusqu’à mentionner son apparition, en 2009, dans La Panthère rose 2CNN relaye de son côté les réactions de stars connues des Américains, comme Céline Dion et Lenny Kravitz, à la mort de celui qui était l’unique « Johnny » dans le monde francophone.

Les médias européens ne sont pas en reste. Le Daily Mail écrit que Johnny Hallyday « était vu comme la plus grande star en dehors du monde anglophone », dans un article qui passe du coq à l’âne, de son succès inégalé en France, à sa tentative de suicide. Le Guardian note qu’« Hallyday était souvent moqué comme un rockeur décérébré, mais il a toujours rétorqué qu’il était plus intelligent que les gens pensaient ».

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« C’est toute une nation qui pleure »

En Italie, l’article sur la mort de Johnny Hallyday faisait la Une du site de La Repubblica. Le journal transalpin évoque « l’icône française », qui a eu son petit succès avec Quanto t’amo, la version italienne de Que je t’aime et qui a repris des chansons d’Adriano Celentano (le Johnny italien), dont 24.000 baci. La Stampa met surtout en avant les mots émouvants de son épouse Laeticia.

Johnny Hallyday est mort et « c’est toute une nation qui pleure », clame le Spiegel. Sur son site, le journal allemand avance que le style musical de la star est un mélange entre « Joe Cocker, Elvis Presley et Georges Brassens ». Die Zeit fait dans la sobriété dans un article beaucoup plus court, qui évoque brièvement sa carrière et les réactions émues de Céline Dion et Emmanuel Macron.

« Un symbole de la France est mort. Plus qu’une star. Plus qu’une idole. Un personnage à la popularité immense, absolue. Dont la popularité allait au-delà de la popularité », s’emballe le journaliste d’El Mundo… qui n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Carlos Toro, qui, au début des années 1980, a travaillé avec Johnny Hallyday à Paris pour adapter certains de ses tubes en espagnol.