VIDEO. Mort de Jean d'Ormesson: Emmanuel Macron salue «le meilleur de l'esprit français»

HOMMAGE Le romancier est décédé d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine…

Clémence Apetogbor

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Un portrait de Jean d'Ormesson pris le 18 octobre 1973 à Paris.

Un portrait de Jean d'Ormesson pris le 18 octobre 1973 à Paris. — Photo d'archive AFP

L’écrivain et académicien Jean d’Ormesson, l’auteur d’Au Plaisir de Dieu, est mort dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 92 ans, a annoncé sa famille à l’AFP, confirmant une information donnée par le site montpelliérain Métropolitain.

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Le romancier est décédé d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a précisé sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson. « Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui. Il nous laisse de merveilleux livres », a-t-elle ajouté.

« L’éternel jeune »

« Il était le meilleur de l’esprit français, un mélange unique d’intelligence, d’élégance et de malice, un prince des lettres sachant ne jamais se prendre au sérieux. L’œil, le sourire, les mots de Jean d’Ormesson nous manquent déjà », a déclaré sur Twitter le chef de l’Etat Emmanuel Macron.

Le chanteur Julien Doré, qui n’avait pas caché son admiration pour l’académicien dont il a le nom tatoué sur l’épaule, lui a rendu hommage en twittant un message accomapgné du hashtag #BonjourTristesseAdieuJean.

« C’est quelqu’un que je trouve extrêmement solaire et on est dans une période où les gens solaires font du bien et où on a envie de s’entourer d’eux », avait expliqué le chanteur dans l’émission Entrée libre de France 5 en octobre 2016.

Sur le même réseau social, Valérie Trierweiler a salué « l’éternel jeune ».

Jean-Luc Mélenchon reconnaît que lui et l’académicien n’étaient « pas d’accord » mais admet que « c’était un plaisir ».

Le ministre de l’Education nationale a rendu hommage à « l’amoureux de la langue française » et « de la vie ».

« Adieu, adieu Jean d’Ormesson. Adieu une certaine idée de l’insouciance et de la gaîté. Adieu à toi l’enfant gâté partageur, l’homme à la cuillère en argent dans la bouche qui la sortait pour nous faire goûter nous aussi. Adieu l’homme de tous les plaisirs dont celui de la culture, pas comme une provocation pas comme une fermeture mais une ouverture, comme un espoir », a déclaré Edouard Baer au micro de Radio Nova.

« Le paradoxe, c’est que Jean, il n’a pas dirigé très longtemps Le Figaro, il l’a dirigé deux-trois ans dans les années 70. Mais, pour tout le monde, et je crois un peu pour lui, il était le directeur du Figaro, pour l’éternité », a déclaré au micro de RTL Alexis Brézet, actuel directeur des rédactions du Figaro, dirigé par Jean d’Ormesson entre 1974 et 1977.

Le Premier ministre belge Charles Michel a lui rendu hommage à son « intelligence, (son) humour pétillant, son œuvre et le bleu vif de ses yeux ».

« Il a fait pour la lecture en France un travail fantastique. Il l’a rendue proche, a dit Frédéric Mitterrand sur BFMTV. Il donnait envie de lire même à des gens qui ne lisaient pas. C’est un magnifique héritage qu’il nous laisse. C’est une très grande perte », a-t-il confié.

« Jean D’Ormesson incarnait l’excellence et l’élégance de la France. Sa gaieté, sa culture et sa malice vont manquer. Il nous lègue des livres merveilleux », a salué le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.