L’écrivain Jean d’Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 92 ans, a annoncé mardi matin sa fille à l’AFP.

Le romancier est décédé d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a précisé sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson. « Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui. Il nous laisse de merveilleux livres », a-t-elle ajouté. Il était l’auteur plus de quarante romans.

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Jean d’Ormesson publie en 1956 son premier roman, l’Amour est un plaisir. Parmi ses grands succès littéraires, Au plaisir de Dieu (1974), sera adapté à la télévision. Suivront notamment Dieu, sa vie, son œuvre (1981) et Jean qui grogne et Jean qui rit (1984).

Mort d’un immortel

Né à Paris le 16 juin 1925, d’une famille de conseillers d’État, de contrôleurs généraux des finances, d’ambassadeurs de France et de parlementaires, cet agrégé de philosophie, ancien élève de l’École normale supérieure, reçu le Grand prix du roman de l’Académie française pour La Gloire de l‘Empire, en 1971.

Président du directoire de la société de gestion du Figaro et directeur de ce quotidien de 1974 à 1976, Jean Bruno Wladimir François de Paule Le Fèvre d’Ormesson est ensuite directeur général du Figaro jusqu’à sa démission en juin 1977.

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Il fut également Secrétaire général, puis Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO. Le romancier fut élu à l‘Académie française le 18 octobre 1973.

En 2013, dans Un jour je m'en irai sans vous avoir tout dit, il livrait sa foi en la littérature, la force des sentiments et le goût du bonheur. L’écrivain, chroniqueur, journaliste, acteur et philosophe  avait évoqué le cancer de la vessie qui lui a valu huit mois d’hospitalisation mais dont il était en rémission.

Les réactions s’enchaînent

Sur Twitter, Valérie Trierweiller a salué « l’éternel jeune ».

Le Premier ministre belge Charles Michel a lui rendu hommage à son « intelligence, (son) humour pétillant, son œuvre et le bleu vif de ses yeux ».

« Il a fait pour la lecture en France un travail fantastique. Il l’a rendue proche, a dit Frédéric Mitterrand sur BFMTV. Il donnait envie de lire même à des gens qui ne lisaient pas. C’est un magnifique héritage qu’il nous laisse. C’est une très grande perte », a-t-il confié.