• Trois ligues d’improvisation existent sur la Côte d’Azur.
  • Elles jouent des matchs devant des salles souvent combles.

Comment mourir dans une église avec un bilboquet ? A quoi ressemble un film d’horreur où les personnages principaux sont les pions d’un jeu d’échecs ? Seuls les matchs d’impro ont ces réponses. Trois grandes troupes squattent les planches de la Côte d’Azur. Et elles font régulièrement salle comble à Nice, Antibes et Cannes.

« L’impro, c’est un art qui vient du théâtre classique, rappelle Johan qui pratique depuis neuf ans avec les Counta Blabla de Nice. C’est du sans filet. Se retrouver dans des situations inattendues, ça développe la confiance en soi et le rapport à l’autre. » Après l’entraînement, place aux spectacles qui se déclinent en cabaret et en match.

Créer en temps réel

Ce soir-là sur scène, un arbitre pour compter les points, un maître de cérémonie pour mettre l’ambiance et deux équipes de joueurs. A chaque partie ses règles. Les joueurs doivent improviser en fonction d’une catégorie imposée (de la science-fiction à Molière) avec un thème (selon l’imagination du public). « L’aspect éphémère est magique. Quelque chose se crée en temps réel, qui n’existe qu’à cet instant et qu’on ne pourra plus jamais revoir », dit Yann-Loup, de l’association d’improvisation antiboise (AIA).

A Nice, les arbitres lancent les thèmes d'impro et comptent les points.

 

Des principes qui séduisent jusque dans la cité du cinéma. Depuis un an et demi, la ligue d’improvisation de la Côte d’Azur (LICA) intervient dans le bassin cannois : « On a vu une démocratisation. Il y a 15 ans, 100 ligues étaient présentes en France. Aujourd’hui, il y en a 1.000 », compte son président, Stéphane. Prochain match samedi à Antibes avant un derby de la Côte d’Azur le 16 novembre.