VIDEO. «Bad Buzz», «Gangsterdam», «Problemos»... Quand les comédies françaises font flop

CINEMA Si la comédie est un genre de poids dans le production française, certaines ne pèsent pas lourd au box-office...

F.R.

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Bad Buzz
Retrouvez la fiche et la bande-annonce
Au sommet de leur carrière, Eric & Quentin font un terrible bad buzz qui menace d'anéantir leur réputation.Pour sauver leur peau, ils n'ont plus qu'une solution : réaliser un bon buzz en moins de 48 heures !

Bad Buzz Retrouvez la fiche et la bande-annonce Au sommet de leur carrière, Eric & Quentin font un terrible bad buzz qui menace d'anéantir leur réputation.Pour sauver leur peau, ils n'ont plus qu'une solution : réaliser un bon buzz en moins de 48 heures ! — EUROPACORP DISTRIBUTION

Le titre a semble-t-il été bien choisi. La comédie Bad Buzz n’a enregistré que 25.469 entrées depuis sa sortie mercredi alors qu’il est à l’affiche de 270 salles et que la Fête du cinéma pouvait lui permettre d’engranger les tickets… Autrement dit, ce film de Stéphane Kazandjian avec Eric et Quentin - les trublions de Quotidien (TMC) - en têtes d’affiche est un flop. Qu’ils se rassurent, ils ne sont pas les seuls pros de l’humour français à faire la grimace. La preuve avec ce tour d’horizon des comédies françaises qui ont essuyé de sévères déconvenues au box-office depuis le début d’année.

  • « Gangsterdam »

Sorti le 29 mars – 370.550 entrées
Le pitch : Un étudiant qui n’a pas confiance en lui accepte d’aller à Amsterdam pour ramener en France de la drogue pensant pouvoir séduire ainsi plus facilement la dealeuse qui lui a tapé dans l’œil.

Avec ses blagues sur le viol, ses répliques homophobes, ses vannes xénophobes et ses plaisanteries sexistes, on se demandait à l’époque pourquoi Gangsterdam n’avait pas été déconseillé au moins de 12 ans. 20 Minutes avait d’ailleurs qualifié le film d’« adominable ».

Avec son poster acidulé à la composition évoquant celles de la saga Star Wars et Kev Adams en tête d’affiche, tout laissait pourtant penser que cette comédie était tout public… La polémique a-t-elle dissuadé les adultes d’aller voir le film en famille. Peut-être. Toujours est-il que ces quelque 371.000 entrées sont un camouflet pour Kev Adams, habitué à des scores dix fois plus importants au box-office (3.5 millions pour Les Profs 2, 4.4 millions pour Les Nouvelles aventures d’Aladin…).

  • « Telle mère, telle fille »

Sorti le 29 mars – 196.455 entrées
Le pitch : Avril et sa mère, que tout oppose, tombent enceintes en même temps. La première n’arrive pas à imaginer sa génitrice à nouveau maman et la seconde a du mal à l’idée d’être grand-mère.

La « Connasse » de la pastille humoristique de Canal + avait attiré 1.2 millions de curieux dans les salles pour ses aventures de « princesse des cœurs » sur grand écran en 2015. Camille Cottin revient deux ans plus tard devant la caméra de Noémie Saglio mais avec moins de succès cette fois-ci. La comédienne à la gloire ascendante (elle a reçu début juin le prix de la meilleure actrice remis par l’Association française des critiques de séries pour son rôle dans Dix Pour Cent) partageait l’affiche avec Juliette Binoche, une personnalité appréciée des Français. Hélas, leur duo n’a pas fait d’étincelles. La faute à un scénario faiblard bien qu’exempt de facilités vulgaires ?

  • « Problemos »

Sorti le 10 mai – 192.459 entrées
Le pitch : Un couple de bobos parisiens va passer quelques jours avec des zadiste mobilisés contre la construction d’un parc aquatique. Un matin, les membres de la communauté découvrent qu’ils sont les seuls survivants d’une pandémie brutale…

Un an après l’injuste échec en salle de La Tour 2 contrôle infernale (360.000 entrées), Eric Judor n’a pas retrouvé le mojo au box-office avec Problemos. Coscénarisé par Noé Debré et Blanche Gardin - l’humoriste française en exercice la plus drôle - ce film était peut-être trop ambitieux pour véritablement trouver son public. Sous-texte politico-philosophique et humour absurde ne feraient-ils plus bon ménage sur les écrans tricolores ? On peut espérer que non, le Rock’n’roll de Guillaume Canet, dont l’intrigue ose prendre une tournure inattendue, a enregistré 1.3 millions d’entrées.

  • « Si j’étais un homme »

Sorti le 22 février – 157.315 entrées
Le pitch : Jeanne, qui vient de divorcer, se réveille un matin… dotée d’un pénis. Quiproquos à gogo chez le gynéco.

Avec Si j’étais un homme, Diane Tell a fait un tube, mais pour Audrey Dana, c’est une autre chanson : elle a fait un four. La réalisatrice, qui joue également le rôle de Jeanne avait sans doute l’idée d’une comédie de mœurs. Mais elle a surtout récolté des accusations de transphobie. La page Wikipédia a d’ailleurs été trollée brièvement : « Une femme se réveille avec un pénis et c’est censé être drôle », pouvait-on lire dans la rubrique synopsis.

  • « Un profil pour deux »

Sorti le 12 avril – 124.250 entrées
Le pitch : Veuf et retraité, Pierre se replie sur lui-même, jusqu’à ce qu’un jeune homme lui apprenne à se servir d’un ordinateur et qu’il découvre comment s’inscrire sur un site de rencontres.

La présence de Pierre Richard à l’affiche n’a pas suffi à attirer les spectateurs en masse dans les salles obscures. A croire que les Français qui l’adorent en grand blond avec une chaussure noire ne brûlent pas d’envie de le retrouver dans d’autres rôles. Un profil pour deux a-t-il pâti de sortir le même jour que le huitième volet de Fast & Furious (3.8 millions d’entrées au compteur depuis) ? Peut-être. Le film s’est aussi neutralisé avec Boule & Bill 2 et C’est beau la vie quand on y pense, deux autres comédies françaises qui ont également déboulé à l’affiche le 12 avril avec des résultats sur le long terme en deçà des attentes (respectivement 471.000 et 274.000 entrées).