Les transhumains devant la justice

FUTUR Un groupe de professionnels du droit passionnés par l’innovation organise ce jeudi soir le procès moral du transhumanisme...

L.B.

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Nous sommes en 2037, 39 ans après la naissance de Google, le transhumanisme, qui prône l’amélioration de l’homme par la technologie, est devenu réalité. C’est le scénario imaginé par Gérard Haas, avocat à la Cour spécialiste en droit des Nouvelles technologies, et Françoise Barbier-Chassaing, magistrat,pour organiser le premier procès du transhumanisme -il y en aura six en tout à Bordeaux, Montpellier, Marseille, Lyon et Lille- ce jeudi soir (de 18h à 21h) au Palais de Justice de Paris.

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Laurent Alexandre et Jean-Gabriel Ganascia présents

Pendant le procès contradictoire, les avocats des cabinets Haas et Vigo, et Fromont-Briens s’affronteront au sein de la 1ère chambre de la Cour d’Appel de Paris présidée par le Procureur Général de Paris, Catherine Champrenault. Des témoignages de victimes fictives du transhumanisme viendront ponctuer les débats tandis que Laurent Alexandre et Jean-Gabriel Ganascia interviendront en tant que grands témoins.

En 2037, le monde a bien changé. Depuis deux ans un gouvernement protranshumaniste est au pouvoir en France. Les policiers et certains citoyens portent des cornées artificielles intégrant des technologies de géolocalisation, vidéo, d’identification et plus généralement de réalité augmentée, appelées e-cornée. Elles permettent d’augmenter leur capacité. A la suite d’un piratage de hackers opposés à cet homme augmenté, s’ouvre le procès des bio-progressistes (partie civile) contre les bio-résistants (défense).

Le public invité à voter

Retransmis sur Facebook Live, le procès sera animé par le journaliste David Abiker. Le public et les internautes pourront voter avec l’application KAHOOT ! (préalablement téléchargée). Pour assister à ce grand procès moral du transhumanisme, c’est par ici. Place aux lanceurs d'alerte en robe noire. 

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