VIDEO. VivaTech: Fight code vs «Fight club», les développeurs se mettent des gros coups de code

REPORTAGE Alors que le Fight code de Vivatech rend hommage au film culte de David Fincher, on a joué au jeu des cinq différences...

Laure Beaudonnet

— 

Fight code à VivaTechnology, le 17 juin 2017

Fight code à VivaTechnology, le 17 juin 2017 — Viva Technology

  • Les codeurs se sont affrontés sur Angular 2 et 4, qui facilitent la création d'applications Web, offerts par Google
  • Les trois combats (deux demi-finales et une finale) duraient vingt minutes chacun 
  • L"équipe composée de filles (Aurélie et Annie) a gagné la finale

C’est ce qui s’appelle une grosse raclée. Deux équipes de codeurs se sont fightées sur un ring à VivaTechnology ce samedi devant un public enivré par les coups (de code). Deux cents personnes sont venues assister à la première demi-finale qui voyait l’équipe Tyler affronter l’équipe Durden, la championne en titre, sur la musique Where is my mind des Pixies. Ça ne vous rappelle rien ? Même pas le film culte réalisé par David Fincher ?

Alors que Gwapit,la start-up à l’origine du spectacle, a décidé de mettre le paquet, reprenant tous les codes de Fight Club, on s’est amusé à jouer au jeu des cinq différences (parce qu’on n’en a pas trouvé sept) avec le film qui l’a inspiré. Reportage porte de Versailles.

>> A lire aussi : On a suivi l'entraînement d'un Fight code et on a fini KO

Des règles strictes

« Il est interdit de parler du Fight code », les deux premières règles ne changent pas par rapport à la fiction de Chuck Palahniuk, l’homme derrière cette histoire déjantée. Mais, à VivaTech, le combat dure vingt minutes et ne s’arrête pas avant, même si l’un des développeurs est en difficulté, même s’il crie « stop » (ce qu’il ne fait pas). C’est un combat à la fois, et le jury fait la loi sur le ring.

En ce qui concerne les impératifs vestimentaires, Gwapit s’est permis quelques libertés par rapport à l’œuvre de référence. « Pas de chemise, pas de chaussures » devient « pas d’écouteurs, pas de chaussures » (impossible pour nous de vérifier si cette règle a été respectée). Dernière règle : si vous êtes sélectionnées, vous devez coder. Pas de discussion.

Un décor qui tue

Le Fight code fait illusion. S’il n’y avait pas deux ordinateurs sur le ring, on ne serait pas surpris de voir apparaître Brad Pitt et Edward Norton pour se mettre des grosses patates. Finalement, quatre fighters montent sur l’estrade à 14h30 pétantes et se mettent à coder au premier coup de sonnette, découvrant, en même temps que le public, les données du service à afficher de manière esthétique sur l’écran. Pendant les vingt minutes chronométrées du combat, ça sent clairement moins la testostérone que dans l’œuvre originale, mais l’ambiance est moite. Les joueurs sont stressés et le public les encourage.

Un public en liesse

Ce samedi, les spectateurs étaient nombreux dans la salle de conférences transformée en scène de combat. Moins confidentiel, moins underground (on est très loin du sous-sol du bar où se déroulent les combats ultra-violents), le Fight code a attiré une grosse centaine de personnes, plus ou moins initiées, qui encourageaient -mollement- les combattants.

Des fighters téméraires

Peut-être pas aussi schizophrènes que le personnage incarné par Edward Norton (quoique), les joueurs donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. « C’est plus un combat contre nous que contre l’adversaire, il y a le temps, il y a ce qu’on veut faire, et il faut réussir à le faire dans le temps imparti. C’est super compliqué », souligne l’équipe Durden, qui a remis son titre en jeu (mais qui a perdu pendant la finale contre Aurélie et Annie). Les deux développeurs ont gagné le premier Fight code organisé il y a quelques mois et ils ont gagné la première manche haut la main. Leurs adversaires n’ont pas réussi à aller au bout de l’exercice (afficher les images de chats).

Quelques ecchymoses… ou pas

Les joueurs sont descendus du ring sans ecchymoses et le sang n’a pas coulé à flots, mais ça a fait mal. « Coder en vingt minutes, c’est très difficile, on nous demande d’aller vite, quitte à se vautrer et chercher ensuite ce qui cloche », explique l’équipe Durden à la sortie de la fight. « Ca rajoute une pression supplémentaire d’autant plus qu’il y a un ring, des gens derrière nous, et on nous met des handicaps ». Les deux développeurs ont été forcés de coder d’une seule main en plein match, pour donner une chance à l’équipe adverse. « Et ce n’est pas très facile », sourient les deux codeurs qui se sont rencontrés à la très prisée Ecole 42. Pas de Brad Pitt en sang, mais une fight tout aussi impressionnante.