Festival de Cannes: Marion Cotillard a «été victime de racistes à 12 ans»

CONFIDENCES Marion Cotillard s’est confiée à l’occasion de la projection des « Fantômes d’Ismaël » d’Arnaud Desplechin…

L.B.

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Marion Cotillard sur la Croisette le 17 mai 2017

Marion Cotillard sur la Croisette le 17 mai 2017 — David Fisher/Shuttersto/SIPA

La soirée d’ouverture du Festival de Cannes a été marquée par la projection des Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, un habitué de la Croisette. Son film aborde les tourments amoureux d’un réalisateur confronté au retour d’une femme aimée et disparue vingt ans plus tôt. Aux côtés de Mathieu Amalric, l'acteur fétiche de Desplechin, Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg apparaissent pour la première fois ensemble à l’écran.

A cette occasion, la plus américaine des Françaises, Marion Cotillard, s’est exprimée dans les colonnes de Paris Match, révélant notamment son passé scolaire.

« J’ai été poussée dans les escaliers »

« J’ai été victime de racistes à 12 ans », raconte-t-elle dans une interview pour l’hebdomadaire publié ce mercredi après avoir expliqué comment elle éduque ses enfants. A cette période, elle a quitté la banlieue sud de Paris et son HLM d’Al­fort­ville pour s’ins­tal­ler aux alentours d’Or­léans.

« Quand je suis entrée au collège, je venais de la banlieue parisienne, de la cité. Dans la cité, c’est la mixité ethnique et la mixité des origines. Et quand je suis arrivée à la campagne, il y avait beaucoup moins de mixité », souligne-t-elle. « Je suis devenue amie avec une petite fille marocaine. Et la petite Parisienne qui débarque et qui est amie avec une Marocaine, certains n’ont pas vraiment compris ni apprécié. » Et de raconter les incidents qui ont suivi. « J’ai été poussée dans les escaliers et on m’a versé un litre d’eau de Cologne pour me désinfecter parce que j’étais l’amie d’une Arabe ! », confie la comédienne oscarisée. La roue a fini par tourner.