VIDEO. Eurovision: Tour Eiffel, vertige et clichés... On a assisté à la répétition de la France

MUSIQUE Alma a effectué ce dimanche sa deuxième répétition sur la scène du concours à Kiev dans une prestation qui met en avant la beauté de Paris…

Fabien Randanne

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Alma, la candidate de la France à l'Eurovision lors de sa deuxième session de répétition sur la scène de Kiev (Ukraine), le 7 mai 2017.

Alma, la candidate de la France à l'Eurovision lors de sa deuxième session de répétition sur la scène de Kiev (Ukraine), le 7 mai 2017. — Andres Putting

  • Alma, candidate de la France à l'Eurovision a effectué ce dimanche sa deuxième et dernière session de répétitions sur la scène du Centre d'expositions de Kiev (Ukraine), où se tiendra la finale le 13 mai.
  • La scénographie joue avec les clichés sur Paris: le romantisme, les toits de la capitale, la Tour Eiffel...
  • Plusieurs ajustements, sur des mouvements de caméras notamment, ont été effectués par rapport à la première répétition de vendredi et d'autres pourraient suivre.

De notre envoyé spécial à Kiev (Ukraine),

Imaginez un Américain qui baragouine un « Oh la la, croissant, béret, baguette, c’est l’amour » en pensant que cette énumération contient la substantifique moelle de la French attitude. Eh bien sachez que ce gars-là sera sans nul doute ébahi par la prestation d’Alma à l’ Eurovision. Du moins, à en juger parce que l’on a vu dimanche lors de la deuxième et ultime répétition de la Française au Centre d’expositions de Kiev (Ukraine), où se tiendra la finale le 13 mai.

Les toits typiques de la capitale, le panorama romantique, la Tour Eiffel… une bonne partie des stéréotypes de la ville défilent sur l’immense écran de LED qui s’étale au fond de la scène pendant que l’artiste chante Requiem. Des clichés ? Oui, et c’est on ne peut plus assumé. « On joue avec en essayant d’en faire quelque chose de cool et de rafraîchissant », insiste Edoardo Grassi, le chef de la délégation tricolore.

Ça virevolte, ça tournoie

En live, ça marche plutôt bien. Dans une robe écaillée de blanc, de noir et de gris argenté, Alma semble planer sur Paris. Par moments, la projection vidéo envoie la scène dans l’espace où des immeubles se baladent en apesanteur. On ne comprend pas trop pourquoi - et ils nous font penser au Tardis de Doctor Who. C’est là la plus grosse réserve qu’on peut avoir sur ce tableau qui donne à voir la capitale sous tous les angles.

Attention au vertige : ça virevolte, ça tournoie, et ça file le tournis comme une valse endiablée. Dans la mise en scène française, ce sont surtout les images et les caméras qui sont en mouvement. Alma, elle, ne fait pas dans la chorégraphie échevelée. « J’essaie de bouger autant que je peux, a-t-elle confié dans la foulée en conférence de presse. J’ai plutôt l’habitude de chanter derrière un piano, la danse n’est pas mon principal talent. »

Qu’importe : vocalement, la performance est parfaitement assurée et quand la Française plonge son regard dans la caméra en chantant « Embrasse-moi, dis-moi que tu m’aimes », son charisme ne fait plus aucun doute.

Tout doit être prêt pour mercredi

« Plusieurs ajustements ont été effectués depuis la première répétition, vendredi, où elle paraissait parfois avalée par l’immensité du décor. Il y a plus de plans rapprochés et la Steadycam, avec son bras articulé, est davantage utilisée, note Nisay Samreth, du site Eurovision-fr.net, conquis par les essais de dimanche. Il reste encore quelques petits détails à régler, tels que des regards caméras ou certains plans de coupe. Et, comme l’explique Edoardo Grassi, « de nouveaux éléments pourraient être ajoutés » sur la scène…

Tout devra être calé pour mercredi. Ce soir-là, bien que qualifiée d’office pour la finale, Alma chantera dans les conditions du direct, lors du show destiné au jury de la deuxième demi-finale afin que la vidéo soit relayée sur la chaîne YouTube de l’Eurovision. On enverra le lien à notre Américain.