Festival d'Angoulême. Les leçons de dessin d'Hermann (1/4) : Bois-Maury

BD Le Grand Prix 2016 du festival d'Angoulême dévoile, en vidéo, ses secrets de dessinateur…

Olivier Mimran

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Hermann à sa table à dessin

Hermann à sa table à dessin — O. MIMRAN

Hermann a reçu 20 Minutes en son atelier bruxellois pour une série de courtes vidéos dans lesquelles il révèle ses techniques de dessin. Dans la première d'entre elles, le Grand Prix 2016 du festival de la BD d'Angoulême réalise, au crayon papier, un portrait de Bois-Maury, héros de la série Les tours de Bois-Maury.

 

 

Le talent, fruit du travail

Hermann a beau accuser 78 printemps, son trait vif et assuré ne laisse planer aucun doute : il demeure bien l'un des dessinateurs réalistes les plus doués de son temps et mérite, ô combien, d'avoir été sacré par ses pairs au terme de la 43e édition du festival d'Angoulême. Et lorsqu'on lui demande comment lui est venu un tel talent, le belge sourit : «tout est toujours question de travail ! Mais le travail peut être plaisant, voire salvateur : je me souviens ainsi qu'enfant, étant issu d'une famille pas très riche, j'avais si peu de divertissement que je dessinais jusqu'à plus soif. C'était du travail, en quelque sorte, et ça a porté des fruits bien des années plus tard.»

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Concernant ce portrait de Bois-Maury, héros d'une série médiévale à laquelle Hermann se dit particulièrement attaché, il s'agit «d'un crayonné, une étape indispensable avant le passage à l'encre, l'application des ombres et, éventuellement, de couleurs. J'aime bien celui-ci, on perçoit bien l'hygiène approximative des gens de l'époque (ndlr : le 12e siècle) dans laquelle Bois-Maury évolue. Il n'y avait pas de coiffeurs et on se rasait au coupe-choux… Heureusement que je ne peux pas dessiner les odeurs (rires).»