Les films sur la guerre d'Algérie

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Publié le 3 octobre 2007.

CINEMA - A l'occasion de la sortie de «L’ennemi intime», retour sur cinq films qui parlent de la guerre d'Algérie...

Rares sont les films – fictions ou documentaires – sur la guerre d’Algérie, période ombrageuse de l’histoire coloniale empreinte des silences de la France. Retour sur cinq des œuvres filmiques qui ont osé parler de ce sujet alors que sort en salles «L’ennemi intime» de Florent Emilio Siri et de Patrick Rotman qui s’immerge dans le conflit algérien depuis les hauteurs de Kabylie.

«Les Centurions» de Mark Robson
Ce film de 1966 est une adaptation des écrits de Jean Lartéguy, reporter de guerre. Anthony Quinn y joue le rôle du Lieutenant-Colonel Raspéguy, un rôle inspiré par Marcel Bigeard, un militaire qui, en 1958, a guidé les parachutistes au moment d’arrêter les combattants du Front de Libération Nationale (FLN).

«Mon colonel» de Laurent Herbiet
Le passé ne passe pas: voilà ce que montre ce film de 2006. En effet, Raoul Duplan, colonel retraité joué par Olivier Gourmet, est tué quarante ans après la guerre d’Algérie. Vengeance?
«La présence de ce passé est une constante dans la vie politique et sociale de notre pays, expliquait Costa-Gavras qui a produit «Mon colonel». La récente loi sur " les bienfaits de la colonisation ", la stèle célébrant l'OAS, des assassins, sont autant de preuves que notre pays continue à être contaminé, hanté, blessé par cette période».

«Les Roseaux sauvages» d'André Téchiné
Dans ce film réalisé en 1994, l'un des personnages, un adolescent récemment arrivé à l'internat d'un lycée, est un pied noir exilé (joué par Frédéric Gorny). Ici, l'Algérie sert surtout de contexte: «Les Roseaux sauvages» porte davantage sur la découverte des amitiés amoureuses entre trois garçons et une fille (Elodie Bouchez).

«Le Vent des aurès» de Mohammed Lakhdar-Hamina
Devenu l’un des classiques du cinéma algérien, «Le Vent des aurès» raconte, dès 1966, la quête d’une mère pour retrouver son fils Lakhdar, disparu après un affrontement entre le FLN et l’aviation française. Poignant.

«Le Petit Soldat» de Jean-Luc Godard
Tourné en 1960, ce film restera dans les cartons jusqu’en 1963, frappé par la censure française sous le gouvernement du général De Gaulle. «Du temps de Malraux, on prenait mal ces choses, la guerre d'Algérie. Mais comme j'avais reçu des menaces de mort dans ma boîte aux lettres, j'ai été content qu'on l'interdise. Le Pen avait été jusqu'à demander mon expulsion de France», avait expliqué Godard. «Le Petit Soldat» dont il est question est celui qu’incarne Bruno Forestier: un tueur à la solde de l’Organisation armée secrète (l'OAS) qui, soudain, hésite à remplir ses missions. assassines.
Alice Antheaume
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