Beyoncé, Chris Martin et Bruno Mars lors de la mi-temps du Super Bowl le 7 février 2016
Beyoncé, Chris Martin et Bruno Mars lors de la mi-temps du Super Bowl le 7 février 2016 - SIPANY/SIPA

C’est ce qu’on appelle un « show à l’américaine ». Pour succéder à Katy Perry et Lenny Kravitz en 2015, c’est un trio qui a enflammé la célèbre mi-temps du Super Bowl ce dimanche. Avec Coldplay dans une explosion de couleurs psychédéliques, puis Beyoncé et Bruno Mars dans un duel chorégraphique, le traditionnel spectacle a tenu en haleine les quelque 65.000 spectateurs et 150 millions de téléspectateurs américains.

Coldplay pour lancer le show

Organisé à la mi-temps de la finale de la Ligue nationale de football américaine (NFL) entre Denver et Carolina, le « show du Super Bowl » est tout aussi attendu que le match en lui-même. Rompant avec la tradition des artistes connus pour leur sens du spectacle et autres extravagances, les organisateurs avaient fait le choix, contesté par certains, du groupe britannique Coldplay.


Le chanteur de Coldplay a lancé le spectacle avec l’un des titres les plus connus du groupe Viva La Vida sur une scène en forme de fleur.

Chris Martin, la voix parfois couverte par le public et les effets spéciaux, a enchaîné avec Paradise et Adventure of a Lifetime sur des images des précédents spectacles montrant Michael Jackson, Whitney Houston ou Bruce Springsteen, avant d’être rejoint par Bruno Mars, accueilli triomphalement pour son interprétation de Uptown Funk.

Queen B enflamme le stade avec sa choré du feu de Dieu

Beyoncé est entrée ensuite en scène pour chanter Formation, puis les deux artistes américains, vêtus de noir, se sont affrontés avec leurs danseurs pour le moment le plus fort de ce spectacle dont le budget avoisine les dix millions de dollars.

 

A noter, la reine de Rn’B a également frôlé le drame, évitant la chute de justesse :

 

Le spectacle s’est refermé sur un gigantesque tifo réalisé par les spectateurs pour afficher le message « Believe in Love », littéralement « croyez en l’amour »…

Comme depuis 2005, pour éviter toute réédition du « Nipplegate », scandale provoqué l’année précédente par Justin Timberlake qui avait dévoilé un téton de Janet Jackson, le show a été diffusé à la télévision américaine en léger différé.

L’hymne américain salué de Lady Gaga, sa tenue (légèrement) moquée

Autre moment très attendu, avant le coup d’envoi du match cette fois, l’hymne américain a été interprété par l’excentrique Lady Gaga, tout en sobriété cette fois dans une robe rouge scintillante, chaussée de talons aux couleurs du drapeau américain.


Une interprétation qui risque de devenir culte, tout comme sa tenue, qui a fait sensation. Un costume qui pour certains, sortait tout droit de la saga Hunger Games.

Une moyenne de 120 millions de téléspectateurs

Le Super Bowl, suivi par une moyenne de 120 millions de téléspectateurs, dont le président Barack Obama qui réunit chaque année des amis à la Maison blanche, est aussi un rendez-vous important pour les marques avec de longues et incessantes pauses publicitaires. Il aura fallu aux entreprises dépenser en moyenne cinq millions de dollars (4,5 millions d’euros) pour un écran de 30 secondes.

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Parmi les spots qui ont le plus retenu l’attention sur les réseaux sociaux, celui du constructeur automobile Audi intitulé « Commander » sur une musique de David Bowie, celui de la barre Snickers qui revisite la célèbre scène de la bouche de métro soulevant la robe de Marilyn Monroe interprétée par… Willem Dafoe, ou pour d’autres raisons, ceux, beaucoup plus incongrus, de l’Eglise de scientologie ou d’un médicament contre la diarrhée.

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