Win Butler (Arcade Fire), Christine and the Queens, Perfume Genius, Lady Gaga et Brian Molko (Placebo).
Win Butler (Arcade Fire), Christine and the Queens, Perfume Genius, Lady Gaga et Brian Molko (Placebo). - KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - FRED TANNEAU - FRAZER HARRISON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - Michael Buckner / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - THOMAS SAMSON

David Bowie s'en est allé, dimanche, à l’âge de 69 ans. Pour de nombreux artistes, il restera une sorte de père spirituel. Impossible de dresser une liste exhaustive des interprètes et de groupes qui se réclament du chanteur britannique, tant au niveau de la création musicale que de la manière de se mettre en scène. 20 Minutes en a retenu six, confidentiels ou grand public, qui poursuivent leur carrière dans les sillons (et microsillons) que David Bowie a tracés depuis les années 1970…

  • Lady Gaga, la lointaine cousine d’Aladdin Sane

Si l’on décortiquait Lady Gaga, on constaterait que le personnage dans lequel s’est glissée Stefani Germanotta est un amalgame d’icônes de la pop culture. Un morceau de Madonna, un bout de Queen, une tranche de Michael Jackson… et aussi une part de David Bowie. Lady Gaga est moins un pseudonyme qu’un personnage de scène, comme le furent Ziggy Stardust ou Halloween Jack dans les seventies. Avec Just Dance, son premier tube, en 2008, elle débarque avec un clip la montrant le visage barré d’un éclair. Une citation directe de celui d’Aladdin Sane. Elle partage avec David Bowie un certain goût pour l’excentricité – tout en étant capable de verser dans le classicisme moins clinquant – et l’ambiguïté sexuelle.

 

  • Perfume Genius, l’androgynie à fleur de peau

Perfume Genius porte son homosexualité en bandoulière et défend ses textes à fleur de peau. L’auteur, compositeur et interprète, cultive l’androgynie, se joue des stéréotypes de genre et se travestit dans plusieurs de ses clips. A l’instar de David Bowie, il magnifie l’excentricité et en dévoile toute la poésie dans les marges d’une pop music mainstream. Sa voix et certaines orchestrations rappellent celle de son aîné.

 

  • Christine and The Queens, le goût du trouble dans le genre

L’androgynie en étendard se retrouve chez Christine and The Queens. La jeune Française – qui, il n’y a pas de hasard, a chanté en duo avec Perfume Genius – cite David Bowie parmi les influences majeures de son personnage de scène qui décolle les étiquettes de l’identité de genre.

L’an passé, l’artiste confiait à L’Express son attachement, depuis l’adolescence, à Björk et David Bowie : « Des créatures fantasmées… J’avais choisi d’aller vers le théâtre pour cet art de la métamorphose. » Ce lundi, c’est la chanson Heroes à laquelle elle se réfère comme un credo afin de rendre hommage à la star disparue.

 

  • Arcade Fire, les fils spirituels canadien

Si David Bowie avait dû nommer des héritiers spirituels, il serait sans doute allé voir le notaire pour lui parler d’Arcade Fire. Leur admiration était réciproque. Le groupe canadien a repris Heroes, puis David Bowie a chanté avec eux leur tube Wake Up en live avant de rejoindre les chœurs de Reflektor, l’un des gros cartons du dernier opus du groupe, sorti en 2013. « Si vous ne vous dépêchez pas et ne mixez pas cette chanson, je n’hésiterai pas à vous la voler », aurait plaisanté Bowie qui a écouté une première version du titre alors qu’Arcade Fire était en plein enregistrement.

 

 

  • Placebo, les fils spirituels londoniens

Autre héritier tout désigné, Placebo, mené par Brian Molko. Ce groupe londonien, qui a vu le jour en 1994, a rapidement été soutenu par David Bowie qui les a conviés à assurer les premières parties de son Outside Tour en 1996 ou à le rejoindre sur scène pour célébrer ses 50 ans au Madison Square Garden, un an plus tard. En 1999, Brian Molko et David Bowie chantent en duo Without You I’m Nothing, édité en single. Placebo, c’est aussi un certain sens de la grandiloquence, de la théâtralité et de l’androgynie chargée de sensualité…

 

 

  • Suede, les héritiers du glam rock

Suede fait, dans cette liste, figure de vétéran, mais le groupe, formé en 1989 – et reformé en 2013 après dix ans de séparation – doit beaucoup à David Bowie qu’ils citent comme influence principale.

Ces pionniers de la Britpop se sont faits connaître avec leurs emprunts au glam-rock. Leur nouvel album, Night Thoughts, est prévu pour le 22 janvier. Y entendra-t-on des réminiscences « bowiennes » ?

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