Michel Galabru en novembre 2011.
Michel Galabru en novembre 2011. - BALTEL/SIPA

Début novembre, il avait dû renoncer à se produire sur scène, en raison d’une grande fatigue. Michel Galabru est décédé ce lundi, dans son sommeil, à l’âge de 93 ans, indique sa famille.

Né le 27 octobre 1922 à Safi, au Maroc, il a passé une partie de son enfance à Bousquet-d’Orb, dans l’Hérault. En 1950, il est engagé à la Comédie française, qui lui confie des rôles classiques. Un an plus tard, il tourne dans son premier long-métrage, Ma femme, ma vache et moi de Jean Devaivre.

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Au cours de sa prolifique carrière, il a tourné dans plus de 250 films et téléfilms, essentiellement des comédies. Inoubliable adjudant-chef Gerber dans la saga du « Gendarme de Saint-Tropez », il fut aussi notamment le papy de Papy fait de la résistance ou le beau père conservateur de La Cage aux folles. Il s’était illustré plus récemment dans Bienvenue chez les Ch’tis avec sa réplique d’anthologie « C’est le Nord ! ».

« La vie commence à ne plus m’intéresser »

C’est pour un rôle dramatique, dans Le Juge et l’assassin de Bertrand Tavernier, qu’il a reçu, en 1977, le César du meilleur acteur. Au théâtre, il a été récompensé d’un Molière en 2008 pour sa prestation dans Les Chaussettes-Opus 124 et s’est produit aussi bien dans des boulevards que dans des pièces du répertoire (Molière, Giono, Pagnol…).

En 1984, il a racheté le Conservatoire Maubel, dans le 18e arrondissement de Paris, renommé plus tard le Théâtre Montmartre-Galabru, c’est là qu’il a joué, jusqu’en octobre, Le Cancre qu’il a lui-même écrit - le spectacle est autobiographique - et mis en scène.

Fin novembre, dans Libération, il déclarait : « La vie commence à ne plus m’intéresser, j’ai d’ailleurs songé quelques fois à me supprimer, n’y renonçant que faute de courage. Un peu comme pour le reste, moi qui ne suis qu’un lamentable velléitaire, capable de rester des heures à rêvasser ou méditer, assis sans rien faire, repoussant toujours les choses à faire au dernier moment. »

Michel Galabru avait récemment perdu deux êtres chers. Après le décès de son frère Marc, en octobre 2014, il avait dû affronter en août la disparition de sa femme Claude, qui souffrait de la maladie de Parkinson. « Pour moi, c’est à peine vivable », avait-il confié à RTL. Il n'aura pas survecu à son épouse plus de six mois.

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