Attentats à Paris: Michel Houellebecq rend Hollande responsable des attaques

POLEMIQUE L’écrivain Michel Houellebecq a adressé une lettre ouverte au quotidien italien « Corriere della sera », pour dénoncer la responsabilité des dirigeants français dans les attentats de Paris…

C.W.

— 

Michel Houellebecq, le28 avril 2015, à Barcelone, en Espagne.

Michel Houellebecq, le28 avril 2015, à Barcelone, en Espagne. — EFE/SIPA

Le très décrié Michel Houellebecq prend part au débat. Ce jeudi, l’auteur de Soumission qui avait provoqué une vive polémique début 2015, a adressé une lettre ouverte au quotidien italien Corriere della sera, une missive corrosive sur la responsabilité des dirigeants français dans les attentats de Paris. L’écrivain s’en prend notamment très violemment à François Hollande et à son premier ministre Manuel Valls.

« Les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre »

Cette sortie médiatique risque de faire couler beaucoup d’encre. Comme le relaie les Inrocks, Houellebecq vient de prendre part au débat, de manière très virulente, en adressant une lettre au quotidien italien Corriere della sera. « La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées », déclare l’écrivain avant d’ajouter, « il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sans citer les "ténors de l’opposition" (LOL), sortent avec les honneurs de cet épisode. »

Houellebecq reproche entre autres aux dirigeants français, « des coupes au sein des effectifs de police » ainsi que « des opérations absurdes et coûteuses », « dont le principal résultat a été de plonger des pays comme l’Irak et la Libye dans le chaos. »

Les gouvernements « ont failli pitoyablement, lourdement et systématiquement »

Au-delà du président de la République et de son premier ministre, ce sont tous les gouvernements des 30 dernières années qui en prennent pour leur grade. « Les gouvernements qui se sont succédé ces dix dernières années (20 ? 30 ?) ont failli pitoyablement, lourdement et systématiquement dans leur mission fondamentale, qui était de protéger la population française », écrit-il.

En conclusion de cette missive, Houellebecq n’envisage qu’une seule solution pour sortir de cette crise : la démocratie directe. « Le discrédit qui frappe aujourd’hui l’ensemble de la classe politique française est répandu et légitime. Il me semble que la seule solution que nous avons pour le moment laissée de côté est l’application de la seule forme de démocratie réelle, et je veux dire par là la démocratie directe ».