Image du film Hot Girls Wanted
Image du film Hot Girls Wanted - sundance

Le festival de Sundance, qui en a vu d’autres, a été bouleversé par la diffusion du documentaire Hot Girls Wanted. Jill Bauer et Ronna Gradus, ex-journalistes du Miami Herald, ont enquêté sur les adolescentes américaines qui acceptent de tourner dans des films pornos contre quelques billets.

Les auteurs du documentaire ont été estomaqués de découvrir, les longues files de jeunes filles qui attendaient, à la sortie des lycées, pour tourner des scènes pornos. «On se disait que ce n'était pas possible, parce que si c'était vrai, il y aurait déjà eu des articles là-dessus. On ne pouvait littéralement pas y croire», explique Ronna Gradus.

Certaines scènes très dures du documentaire ont fait détourner le regard des spectateurs. Les réalisateurs eux-mêmes n’ont pas pu regarder certaines scènes pornographiques diffusées sur internet. «On a demandé à notre monteuse de regarder pour nous et de faire les choix», explique Jill Bauer, à propos d'une séquence très violente, qui a été coupée à l'image mais dont le son a été conservé.

Scènes de viols simulés

Outre le phénomène des vidéos extrêmes, le documentaire raconte avec quelle facilité les producteurs de films pornos peuvent recruter des jeunes filles sur Craigslist. «Les adolescentes les plus recherchées sont celles qui acceptent les scènes de viol simulé et de fellation violente», se lamente Ronna Gradus qui espère que ce documentaire provoquera un débat dans la société américaine et peut-être des modifications dans la loi, surtout celle du travail, qui devrait selon elle imposer des règles plus strictes aux producteurs.

Le documentaire suit des adolescentes, encore traumatisées par leur expérience plusieurs mois après s’être laissé séduire par la promesse d’argent facile. «Heureusement, elles ne restent pas longtemps dans le piège, explique Jill Bauer. Les filles ne doivent pas rester longtemps sur le marché, car les gens demandent de nouveaux visages, de la chair fraîche.»

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