Michel Jeury, en 1999.
Michel Jeury, en 1999. - ANDERSEN/SIPA

L'écrivain Michel Jeury, auteur de nombreux livres de science-fiction, dont Le temps incertain, puis de romans du terroir, est mort cette semaine à l'âge de 80 ans, a annoncé la présidente de l'association des amis de l'écrivain.

Né dans une famille d'agriculteurs en Dordogne, il publie Le temps incertain en 1973, paru dans la collection de Gérard Klein «Ailleurs et demain» chez Robert Laffont. Avec ce livre, devenu culte, et les suivants, dans les années 70 et 80, il devient une figure de la science-fiction française.

Le temps incertain se déroule dans un hôpital au début du XXIe siècle, où travaille un médecin chercheur en chronolyse, technique de voyage dans le temps au moyen de drogue qui perturbent la perception du temps et font ainsi accéder au «temps incertain».

Dans la veine du roman du terroir

Dans les années 1990, Michel Jeury se lance dans la veine du roman du terroir, situé en Dordogne ou dans les Cévennes, et accumule les best-sellers: Le vrai goût de la vie, Une odeur d'herbe folle... L'année du certif (1995) remporte le prix Exbrayat et a été adapté à la télévision.

Il était l'auteur d'une production abondante (une cinquantaine de livres, une centaine de nouvelles) et avait consacré plusieurs ouvrages à l'école, dont une Petite histoire de l'enseignement de la morale à l'école (2000). L'un de ses derniers livres, May le Monde (2010), salué par la critique, renouait avec la science-fiction. Michel Jeury est mort vendredi, dans le Vaucluse, a indiqué dimanche dans un communiqué Natacha Vas-Deyres, président de l'association.

La «tristesse» de la maison d'édition Bragelonne

Bragelonne, maison d’édition leader des littératures de l’imaginaire en France, avait entrepris de de rééditer la quasi-totalité des oeuvres de Michel Jeury au sein de son catalogue numérique. Dans un communiqué, la maison d’édition a fait part de sa «tristesse» : «Michel Jeury était un écrivain de grand talent, un homme d'une immense gentillesse et d'une remarquable modestie. Il nous a fait l'honneur de sa confiance, en nous permettant de rééditer nombre de ses romans et nouvelles en numérique, et nous lui en sommes infiniment reconnaissants. Sa disparition nous affecte tous, à Bragelonne, profondément.»

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