Claude Lévêque installe un «éclair-volcan» au Louvre

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Publié le 30 mars 2014.

ART CONTEMPORAIN - Après Wim Delvoye, Tony Cragg et Loris Gréaud, Claude Lévêque a été invité par le musée du Louvre à installer une œuvre sous sa pyramide de verre…

Réputé anarchiste, ou punk, Claude Lévêque a, quoi qu’il en soit, un goût pour l’art de rupture. Cinq ans après avoir représenté la France à la Biennale de Venise, le plasticien français de 61 ans reçoit les honneurs du musée du Louvre qui l’a invité à investir sa pyramide de verre. Il y a installé une œuvre de néons rouges qui forme un long éclair.

Vous installez votre œuvre dans celle de Ieoh Ming Pei, qui a dessiné cette pyramide. Qu’est-ce que ce lieu vous inspire?

Le Louvre m’a invité il y a un an. J'avais choisi la partie médiévale, pour laquelle je vais faire un projet à l’automne 2015. On m’a demandé de faire quelque chose dans la pyramide. C’est la première phase, c’est cohérent avec ce qui va suivre. Ça m’amusait de jouer cette opposition entre la partie contemporaine du musée et les racines du château.

Exposer au Louvre, c’était un fantasme?

Pas vraiment. C’est assez récent que le Louvre montre du contemporain. Mais avant cela, j’ai beaucoup fréquenté le musée dans mon enfance avec mes parents. Ma mère était peintre. Comme elle, j’adore les Chardin, les Corot… Je connais vraiment bien le musée et ses collections. Je m’en suis inspiré, j’ai pris des notes sur certaines œuvres pour imaginer la mienne.

Votre œuvre ne semble pas être une citation pourtant.

Le projet est venu de ce que j’ai pu emprunter dans certains tableaux, notamment de ceux de la Renaissance des pays nordiques. Leurs lumières, leur ambiance, que je revisite à ma manière sans faire trop d’écho ou de redondance.

Votre œuvre n’est pas vraiment figurative. L’écho est difficile à percevoir…

Ah bon? Dans des peintures marines ou des paysages, j’ai vu pas mal d’éclairs, de représentations de l’orage. C’était un point de départ. Mais j’ai aussi voulu figurer un volcan. Ces représentations sont courantes dans certains tableaux.

Et que vous a inspiré le lieu en tant qu’institution?

On est dans le plus grand musée du monde. La problématique ici est forcément très particulière et complexe par rapport à d’autres lieux que j’ai investis. Le Louvre, c’est une histoire, une architecture, mais c’est aussi un espace. Et je travaille toujours en réponse à un espace. Dans d’autres lieux bien plus modestes, les questions sont différentes. Je fais des projets dans les lieux que je peux métamorphoser. L’intérêt est que je puisse m’impliquer plutôt que faire uniquement une œuvre de plus.

Avez-vous ressenti une pression de devoir exposer ici, sur la plus belle place de Paris?

Je devais trouver une solution visuelle qui puisse s’adapter à la structure. C’était assez contraignant et compliqué techniquement. J’ai pensé que la trajectoire et les angles de ce néon pouvaient résonner avec cet enchevêtrement de fils tendus. J’aime ce chaos.

* Benjamin Chapon

 
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