La Culture veut moins d’hommes, moins d’hommes, moins d’hommes!

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Publié le 3 juillet 2013.

Culture – Un rapport du Sénat préconise des mesures très fortes pour lutter contre l’omniprésence des hommes à la tête des instituions culturelles…

Les postes de direction dans le secteur culturel sont occupés dans 75 à 98% des cas par des hommes. C’était le cas il y a six ans. Et sept ans plus tard, les chiffres «sont les mêmes» constate la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité des chances qui a rendu mercredi matin un premier rapport sur le sujet.

Certaines professions sont quasiment réservées aux hommes, comme celle de chef d'orchestre: les cheffes françaises comme Laurence Equilbey, Claire Gibault et Emmanuelle Haïm ont créé leurs propres orchestres, faute d'être programmées dans les orchestres et opéras français.

Laurence Equilbey s’en est offusquée dans une fausse intervention de candidate à la présidentielle, réclamant «une juste proportion d’ hommes et femmes dans les postes de direction culturelle» réalisée à la demande de Télérama


Laurence Equilbey, son programme présidentiel par telerama

Cette intervention avait été réalisée à la demande de l’hebdomadaire Télérama. Sa directrice de la rédaction, Fabienne Pascaud, ne semble pourtant pas avoir assimilé le message de la cheffe d’orchestre puisqu’elle explique dans le numéro de cette semaine que la parité homme-femme peut être «contre-productive» et que «nommer des femmes encore peu préparées à diriger une maison pourrait nuire à leur carrière pour longtemps». Ce, en réponse à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, qui dans les colonnes de l’hebdomadaire souligne que  «le volontarisme est indispensable».

Des réponses à la polémique du festival de Cannes

La délégation du Sénat préconise, elle, de confier au ministère de la Culture la rédaction d'une Charte pour l'égalité et de «fixer un objectif de représentation équilibrée des femmes dans toutes les administrations culturelles, avec pour objectif une proportion d'au moins un tiers».

Après la polémique au dernier festival de Cannes, où un seul film signé par une femme figurait en compétition (aucun l'année précédente), la délégation recommande qu'au moins un tiers de films de femmes soient retenus par les commissions de soutien du CNC et que les jurys, commissions et comités soient systématiquement paritaires.

Ce, pour apporter, peut-être des réponses plus constructives à la question posée par une brochure de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) distribuée lors du festival d’Avignon 2012: «Où sont les femmes?»

 

 

Alice Coffin (avec AFP)
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