La série «Calimero», d'après le personnage de Nino et Tony Pagot, produite en 2013 par Gaumont.
 La série «Calimero», d'après le personnage de Nino et Tony Pagot, produite en 2013 par Gaumont. - Gaumont-Alphanim
* Stéphane Leblanc

Grosse nouba ce mercredi soir au festival d’Annecy : Calimero a fêté ses 50 ans en ouverture du marché du film d’animation. Calimero? Oui, vous savez, le petit poussin noir chapeauté de sa coquille qui se plaignait, dans les années 1960-1970 que tout était  «vraiment trop injuste»…

Il va revenir sur les écrans en 2014. TF1 a commandé 104 épisodes de 11 minutes en 3D, dont le premier était projeté hier au bord du lac. Alors, comment a-t-il vieilli, ce Calimero millésimé 2013?

«Plutôt bien, car Marco Pagot, le fils et neveu des frères qui ont créé ce personnage en 1963, veille sur l’héritage familial», explique Pierre Belaïsch, producteur et patron de Gaumont Animation. Si Calimero a évolué, ses traits se sont adoucis et les couleurs sont plus éclatantes par la grâce de la 3D en volume.

Le personnage n'est plus la victime qu'il a été

Autre nouveauté : le personnage ne zézéye plus. Tout n’est plus «vraiment trop inzuste», comme dans les années 1960-70, mais juste «trop injuste». Et les injustices auquel il est confronté sont moins graves qu’avant parce qu’elles ont toujours une solution, que Calimero et ses copains vont rechercher au cours des épisodes.

Comme «faire pousser des fleurs pour attendrir des promoteurs parce que ce serait vraiment trop injuste que leur terrain de jeu soit démolit, cite le producteur. Ou, plus actuel, «remplacer d’immondes gâteaux par de bien plus beaux parce que ce serait trop injuste que sa copine Priscilla soit ridiculisée dans une émission culinaire à la télé…»

«On a essayé de faire en sorte que le personnage ne soit plus la victime qu’il a été dans le passé», confirme Pierre Balaïsch. Un changement notable, lié à une étude récente sur la perception de Calimero dans l’imaginaire collectif: au fil des années, Calimero était devenu le symbole de la personne qui se plaint tout le temps. «Fais pas ton Calimero», disait-on. Ce qui était vraiment trop injuste.