Julie Maroh a reçu le prix du public du festival d'Angoulême 2011 des mains du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Julie Maroh a reçu le prix du public du festival d'Angoulême 2011 des mains du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. - DR
Benjamin Chapon

Avant d’être un film, la Palme d’or 2013 était une bande dessinée. Abdellatif Kechiche a en effet tiré l’histoire de son film, «La vie d’Adèle», de l’œuvre de la jeune dessinatrice Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude. Abdellatif Kechiche a changé, entre autres choses, le prénom de l’héroïne de Clémentine en Adèle, mais a gardé le titre «Le bleu est une couleur chaude» pour la sortie du film à l’étranger.

 Même si le scénario du film est assez éloigné, au final, de celui de la BD, plusieurs fans de Julie Maroh se sont émus qu’Abdellatif Kechiche ne la cite pas dans ses remerciements. Et que la presse se focalise sur les scènes de sexe en particulier et la performance des actrices en général, plutôt que sur le scénario original.

 

 

 

Julie Maroh, elle, n’en a pas pris ombrage et a posté un message enthousiaste sur son blog. «Je n’ai aucun mot pour vous décrire l’amplitude de ce que je traverse depuis quelques heures, quelques jours…» L’auteure signale qu’elle a vu deux fois le film mais qu’elle ne veut pas donner son avis dessus pour l’instant, préférant se laisser un peu de temps. Avant de conclure son message par un enthousiaste «Faites de la BD, c’est cool».

L’album de Julie Maroh avait reçu le prix du public au festival d’Angoulême en 2011. Actuellement en résidence à la maison des auteurs d’Angoulême, l’auteure prépare sa prochaine BD.