Le chanteur, peintre et musicien Georges Bellec, membre du célèbre groupe Les Frères Jacques, est décédé jeudi à Senlis à l'âge de 94 ans, a annoncé vendredi sa fille unique, Sophie Bellec, à l'AFP.
Le chanteur, peintre et musicien Georges Bellec, membre du célèbre groupe Les Frères Jacques, est décédé jeudi à Senlis à l'âge de 94 ans, a annoncé vendredi sa fille unique, Sophie Bellec, à l'AFP. - Pierre Verdy afp.com

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Le chanteur, peintre et musicien Georges Bellec, membre du célèbre groupe Les Frères Jacques, est décédé jeudi à Senlis à l'âge de 94 ans, a annoncé vendredi sa fille unique, Sophie Bellec, à l'AFP.

Né le 18 mars 1918 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), il avait rejoint en 1944 le très populaire groupe de quatre chanteurs, célèbres pour leurs saynettes en justaucorps et chapeaux. Le doyen des «Frères Jacques», André Bellec, frère de Georges, était décédé en 2008, également à l'âge de 94 ans, et François Soubeyran, troisième membre du quatuor, en 2002 à l'âge de 83 ans. Le dernier survivant des Frères Jacques est Paul Tourenne, 89 ans, qui demeure à Montréal.

«Le trublion» du groupe

Les «Frères Jacques», quatuor vocal créé en 1944, ont marqué l'histoire de la chanson française pendant près de 40 ans, par l'excellence de leurs interprétations, mêlant comédie, humour et musique avec leurs chorégraphies proches du mime, où ils arboraient justaucorps, collants, gants et chapeaux.

Cette perfection, le quatuor l'avait acquise par un travail incessant, un régime de danseur et une totale complicité.

Georges Bellec était «le trublion, le pince sans rire, le maillot jaune» du groupe, dit de lui sa fille.

Il avait suivi une formation aux Beaux Arts avant de devenir musicien et d'intégrer plusieurs formations de jazz. Il a notamment joué avec Django Reinhardt et le clarinettiste Claude Luter. Il fut également un peintre reconnu et exposa en France et à l'étranger.

Le quatuor quitte la scène en 1982

A la Libération, c'est son frère André qui avait formé le groupe, dont le nom vient de l'expression «Faire le Jacques», c'est-à-dire faire l'idiot. Pierre Philippe devient très vite le pianiste de la joyeuse compagnie, jusqu'en 1966. Avec lui, puis avec Hubert Degeix, les quatre «frères» sillonnèrent le monde.

Le quatuor avait connu son premier succès avec «L'Entrecôte» (1946) et fait ses adieux à la scène en 1982. Quatorze ans plus tard, ils étaient revenus pour trois spectacles exceptionnels et avaient reçu un Molière d'honneur. Avec près de 400 chansons écrites par les plus grands (Vian, Brassens, Prévert, Ferré...), les Frères Jacques ont traversé toutes les modes et parcouru la planète dans d'innombrables tournées, sans quitter leurs costumes moulants et leur scénographie immuable.