Comme le disco, les nonnes de « Sister Act » sont démodées et attachantes.
Comme le disco, les nonnes de « Sister Act » sont démodées et attachantes. - BRINKHOFF/MOEGENBURG

Benjamin Chapon

Elles vont vous mettre « la fièvre du dimanche matin ». La comédie musicale « Sister Act » débarque à Paris. Très librement adapté du film qui a révélé Whoopi Goldberg, le scénario tient sur une demi-page de bréviaire. Dolores Van Cartier, chanteuse disco dont la carrière peine à décoller, est témoin d'un meurtre, commis par son bandit de petit ami. La police la cache dans un couvent. Au début tout se passe mal, et à la fin tout va bien. Les nonnes chantent comme des Disco Queen et Dolores trouve la paix de l'âme.

Le disco béni
Comme souvent avec les spectacles de Stage Entertainment (« Le Roi Lion », « Mamma Mia »…), «Sister Act » est sans doute le meilleur spectacle à voir à Paris. Impeccable sur tous les plans. Comme à l'opéra, le seul bémol serait à chercher au niveau du jeu des interprètes. Ils savent chanter et danser, c'est déjà pas mal, moins bien jouer. Du coup, certaines répliques font plouf. Mais pour l'essentiel, les effets comiques sont réussis. Même les scènes burlesques de poursuite façon Panthère Rose.
« Suis ta voix », refrain efficace du show cache un message plus fin sur l'acceptation de l'autre et les mirages de l'individualisme qui contrevient un tantinet à l'idéal américain. Or « Sister Act », même en VF, est un show à l'américaine. Décors, costumes, orchestrations… Tout est fait pour vous donner le tournis en passant de sacrés fous rires en damnées larmes. Et à ce jeu-là, il faut noter que le chœur de nonnes françaises, excellentes, n'a rien à envier à ses consœurs d'outre-Atlantique.