De la Nation à la place d'Italie, en passant par le pont d'Austerlitz, Paris a vibré sous les décibels des 14 chars de la Techno Parade suivis, samedi après-midi, par plus de 300.000 fans de musiques électroniques, selon les organisateurs.
De la Nation à la place d'Italie, en passant par le pont d'Austerlitz, Paris a vibré sous les décibels des 14 chars de la Techno Parade suivis, samedi après-midi, par plus de 300.000 fans de musiques électroniques, selon les organisateurs. - Kenzo Tribouillard afp.com

avec AFP

En présence de plusieurs dizaines de milliers de participants, le coup d'envoi de la Techno Parade de Paris a été donné ce samedi, peu avant 14h, par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, Jack Lang, un de ses prédécesseurs, et Jean-Michel Jarre.

S'offrant un bain de foule au côté de Bruno Julliard, maire adjoint de Paris en charge de la Culture, Aurélie Filippetti, en jogging et baskets, a fait le tour de la place de la Nation à la découverte des 14 chars de la parade et de leur «sound system» qui diffusent les différents courants de la musique électronique, avec une programmation cette année plus pointue et moins axée sur les succès commerciaux.

Agoria comme parrain

Technopol, l'association organisatrice engagée depuis 1998 dans la reconnaissance des musiques électroniques, souhaite une édition sous le signe du «renouveau». Le coup d'envoi a été donné sur le char du Maroc, invité d'honneur de la Techno Parade, dont le parrain est le DJ français Agoria, référence de la scène électronique et cofondateur des Nuits sonores de Lyon et du label InFiné.

Au départ de la Techno Parade, quelques personnes se réclamant du Mouvement du 20 février ont déployé une banderole devant le char marocain sur laquelle était écrit: «Au Maroc, ce n'est pas la fête. C'est la fête des détenus politiques». Il n'y a eu aucun incident. Lors d'un point de presse, Aurélie Filippetti a déclaré que «la culture a plus que jamais sa place en temps de crise».

«La culture crée du lien social et on en a besoin en période de crise»

«C'est en en temps de crise que les Français ont besoin de s'élever, de pouvoir sortir de leurs préoccupations matérielles. Aujourd'hui, avec la musique et le patrimoine, on est dans des choses qui nous élèvent, qui nous sortent de notre condition. La culture crée du lien social et on en a besoin en période de crise», a ajouté la ministre.

«Quand on réduit des dépenses lourdes en investissements, on dégage en même temps des marges de manoeuvre pour aider la création vivante. Ma priorité est bien de montrer que la culture, c'est vivant sur tout le territoire. La technoparade est l'un des événements majeurs de cette culture vivante», a dit encore Aurélie Filippetti.

300.000 «teufeurs» étaient attendus par les organisateurs sur les 5 km du parcours, de Nation à place d'Italie. La Techno Parade 2012 devait notamment mettre l'accent sur le «Dubstep», rythme techno très tendance né à Londres, marqué par des basses profondes, illustrant le renouveau permanent des musiques électroniques.

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