Fin de Mondial tristoune pour les Bleus

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Publié le 20 octobre 2007.

AMBIANCE - Samedi midi, Bernard Laporte, Jo Maso et Raphaël Ibanez ont conclu l'aventure française, dans la morosité...

Il était temps que ça se termine. La dernière conférence de presse de l'encadrement français dans ce Mondial a eu lieu samedi midi dans une drôle d'ambiance, entre morosité, amertume et abattement. Face aux journalistes, Bernard Laporte, Jo Maso et Raphaël Ibanez ont mis un terme à l'aventure française du Mondial 2007. En résumé, l'on pourrait dire que l'un part, l'autre reste, et le troisième hésite.

Laporte habitué au «combat» pour sa nouvelle vie

Finalement le plus en retrait de tous fut Laporte, en pleine transition puisque cette journée est sa dernière de sélectionneur et sa première de secrétaire d'Etat, costume qu'il endosse dans la soirée pour se rendre au stade en compagnie de Nicolas Sarkozy. Ne souhaitant pas commenter les informations de «L'Equipe» magazine» sur ses ennuis avec le Fisc («cela me fait rire»), il a surtout voulu retenir «la grosse aventure humaine» de son groupe. «Changer de vie ne me fait pas du tout peur», a-t-il toutefois concédé. «Je me suis vite aperçu que ce n'était pas le même milieu... Mais au rugby, sin apprend quelque chose, c'est bien le combat.» Avant d'avouer qu'«il n'y avait pas eu l'occasion d'un dernier débriefing avec les joueurs».

Ibanez défend son bilan

Raphaël Ibanez, lui, a tenu à donner sa vision de capitaine et d'emblème de la vieille garde sur les débats internes de l'équipe. «Il y a en ce moment une volonté de nous classer entre pro et anti Laporte. Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Les états d'âme, comme ceux de Fred, je les respecte même s'ils arrivent un peu tard. Mais le débat sur le jeu, on l'a eu tous les jours depuis quatre mois. Ne croyez pas que l'on se soit laissé enfermer dans un système que l'on ne souhaitait pas». Le bilan du «taureau dacquois» oscille entre trois «grosses déceptions»: «d'abord, le ton employé pour décrire nos performances, qui me semble appartenir à d'autres sports», puis «notre décalage avec l'engouement populaire suscité, on a peut-être pas su s'en rendre compte». Enfin, «la déception sportive, car je croyais très fort à ce groupe».

Ibanez ne semble en outre pas avoir atténué sa rancœur enver les Pumas argentins. «Ils n'ont pas eu un comportement digne du rugby. Je n'ai jamais autant entendu d'insultes en espagnol en aussi peu de temps. C'est un état d'esprit que je ne peux cautionner. Il y a des chosse que je n'oublierai pas». Au point de revenir sur sa décion de retraite internationale? «Ecoutez, je l'ai déjà fait il y a quatre ans. En fait, ce sera au nouveau coach d'en décider. Moi je suis joueur dans l'âme et j'ai très hâte de retrouver mon club des Wasps».

Maso sur le gril

La vie des clubs, qui va reprendre le dessus, il en fut aussi question lors de ce dernier débriefing de Mondial. Jo Maso a paru courroucé. Au sujet du choix du futur sélectionneur, le manager du XV de France a piqué une gueulante: Je ne vois pas pourqoui la Ligue viendrait y mettre son nez. Nous on vient pas s'inviter dans leur gestion». Avant de s'inviter dans leur gestion: «Il ne faut pas être manichéen, ce n'est ni tout noir ni tout balnc. Il y a une base solide de joueurs en championnat, mais il y a aussi trop d'étrangers. Pour fabirquer des piliers, il faut aller les chercher jeune et les bonifier. Avant, on allait au Pays basque. Maintenant, on va en Argentine, en Géorgie ou en Roumanie.» Sur son avenir, il a assuré de son intention de «ne pas laisser la place à ceux qui parlent beaucoup» (et hop, une pique à Philippe Sella, qui se verrait bien manager), «je veux continuer à être un créateur d'harmonie entre joueurs, médias, coachs, préparateurs. Je vais parler avec le successeur de Laporte. Si ça me conviens, je resterai.»
Stéphane Alliès
Macho Quand Bernard Laporte évoque l'apport des clubs à l'équipe de France, il les «remercie franchement, car c'est grâce à eux qu'on a vu autant de filles dans les tribunes. Je ne pense pas qu'elles connaissent la différence entre un pilier gauche et un pilier droit...». La gent féminine appréciera...
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