AMBIANCE - 20minutes.fr vous fait vivre heure par heure l’ambiance dans les rues de la capitale galloise…
Une marée noire a déferlé sur Cardiff. Depuis vendredi, les supporters néo-zélandais arrivent en force. Ceux du XV de France arrivent au compte-goutte. La pression monte aux alentours du Millenium Stadium.
20minutes.fr vous a fait vivre en direct l’ambiance Outre-Manche… A l'heure française. A Cardiff, le coup d'envoi du match est donné à 20h. 21h à Paris
20h22 A quarante minutes du coup d'envoi, les joueurs s'échauffent sur le pré du Millenium. Applaudissements nourris pour la bande à Ibañez. en revanche, les Blacks essuient des sifflets à leur entrée sur le terrain. Les Tricolores enchaînent courses et plaquages, puis se divisent entre remplaçants et titulaires. Les uns font un «toucher», les autres se réunissent. Et se parlent. Comme pour se motiver...
19h39 Le bus du XV de France franchit les grilles du stade. Les supporters tricolores entonnent alors «La Marseillaise».
19h 07 Devant la porte 4 du Millenium, Thierry Lacroix est perdu. Le consultant de TF1 qui commente ce soir demande son chemin à un policier gallois. Choc des accents. Un supporter français le reconnaît et implore: «Dis, tu veux pas jouer ce soir?»
18h 28 Décidément, Chabal a toujours ses fans. Les «Cave men» sont à tous les coins de rue, d'autres arborent des peaux de bête et font «hou, hou»... Une bonne image de la France à l'étranger.
18h 02 Les supporters australiens ont retourné leurs verstes. Tout juste éliminés du Mondial, ils portent des chapeaux et des écharpes bleu-blanc-rouge.
17h53 «Qui a du caca kaki, collé au kiki, collé au kiki, kiki...», entonnent les supporters français aglutinés près du Millenium. De vrais poètes!
17h13 Nike est véner' contre Adidas. Dans un communiqué, l'équipementier des Bleus réagit à l'affaire des maillots: «Nous déplorons le choix de l'IRB obligeant les joueurs à porter une tenue hybride, au design incohérent, et souhaitons rappeler le point suivant : les équipementiers doivent fournir aux fédérations sous contrat deux tenues clairement différenciées permettant de s'adapter à toutes les situations. A la lumière du match de la Nouvelle-Zélande contre l'Ecosse puis contre la France aujourd'hui, nous constatons que ce point n'a pas été respecté par la Fédération néo-zélandaise et son équipementier. Nous déplorons que l'IRB ait validé ces deux tenues néo-zélandaises, provoquant une situation absurde et pénalisante pour l'équipementier ayant respecté le cahier des charges de l'IRB.»
16h45 Un supporter français à un autre: «Les Anglais ont gagné? Ils n'étaient pas favoris, pourtant. C'est un bon présage pour nous...»
16h43 Le pub explose! Les supporters anglais sautent partout. Un public finalement très pro-Anglais....
16h30 Dallaglio entre sur le terrain et se fait huer par les supporters. Y compris ceux du XV de la Rose.
16h23 Les supporters anglais exultent et crient dans tous les sens. Juste avant que les coéquipiers de Jonny Wilkinson ne prennent l'avantage, c'est un supporter français qui a mis l'ambiance dans le pub. Rentrant avec une trompette, il a commencé à entonner «Tatatatata... Olé!»
15h34 Wilko rate sa deuxième pénalité. Un gros «Fuck off» résonne dans le pub. Les Anglais n'ont pas match ce soir. Et sont déjà bien éméchés...
15h23 Des «come on, come on» retentissent quand les Anglais se piquent de jouer à la main. Sont pas habitués, les gars...
14h54 Dans le pub «Queen's Vault» en face du Millenium, l'hymne anglais est repris timidement par les supporters des champions du monde en titre. Il faut dire qu'il y a autant de fans australiens dans le bar...
14h33 Aux abords du Millenium Stadium, Heineken s'affiche partout. Si la publicité pour la célèbre marque de bière est interdite autour des enceintes françaises, elle est autorisée Outre-Manche...
14h15 Chez les bookmakers gallois, on ne croit pas trop en les chances du XV de France. On parie sur les écarts de points. Une victoire de la Nouvelle-Zélande par 35 à 40 points d'écart est cotée par seize contre un. Une victoire de la France avec le même écart cote... deux-cents contre un!!! On parie aussi sur les meilleurs marqueurs d'essais. Dans ce domaine, c'est Christophe Dominici qui a les faveurs des pronostiqueurs. Ces derniers ont dû oublier que l'ailier du Stade Français ne sera pas titulaire face aux Blacks...
13h30 A Cardiff aussi la Chabalmania bat son plein. Les fausses barbes en l'honneur du deuxième ligne français se mutliplient.
13h Dans la boutique «Shop rugby», située en plein centre-ville, les supporters français font leurs achats. «Allez les Bleus, allez business», chante ironiquement l’un d’entre-eux. Le maillot du XV de France se vend à 50 livres (environ 70€). En bleu comme un blanc. Celui de la Nouvelle-Zélande n’est proposé qu’en noir. «Le gris, on ne l’a pas en stock parce que de toute façon, les gens ne l’achèteraient pas, justifie Nathan», vendeur dans la boutique. Le pays de Galles a beau être éliminé, les affaires vont bien. « Les jours de matchs, le magasin ne désemplit pas, reprend Nathan. Le public gallois continue d’acheter des articles des Diables Rouges. Et puis la rencontre de ce soir intéresse beaucoup les gens ici. Entre la France et la Nouvelle-Zélande, c’est du 50-50 pour nous.»
12h45 le bus de Bleus quitte l’hôtel Hilton et passe devant le château. Direction le Millenium Stadium, situé à un kilomètre. Dans un 4x4 bleu, trois supporters narguent les joueurs tricolores : ils ont ouvert la fenêtre de leur voiture et leur radio diffuse à pleins tubes «Ka-Mate, Ka-Mate», le haka le plus célèbre des Blacks.
12h Quelques mètres plus loin, quatre mousquetaires arborent fièrement les couleurs de la France. Emmanuel (D’Artagnan), Gaël (Atos), Raphaël (Portos) et Jérôme (Aramis) débarquent de Nice. Moyennant «près de 2.000€ par tête», ils ont suivi toutes les rencontres des Bleus pour ce Mondial. «On va gagner, c’est sûr, répètent-ils à l’unissson. C’est vrai que pour l’instant, il n’y a pas beaucoup de supporters tricolores. Mais le Français se lève tard. Revenez à l’heure de l’apéro, vous verrez qu’on sera plus nombreux et plus bruyants que les Néo-Zélandais.»
11h40 Premiers supporters français croisés dans les rues de Cardiff. Olivier et Jérôme sont venus de Besançon. Ils ont pris l’avion jusqu’à Londres, où ils sont hebergés par Sébastien, «un pote qui habite en Angleterre et qui nous sous-loue son appart». «On est arrivé en voiture ce matin, précisent les deux jeunes hommes. Si on perd, on rentrera dans la nuit. Si on gagne, on restera pour faire la fête et on partira dimanche matin. De toute façon, on va battre les Blacks: on a donné des cachetons aux Français…»
11h25 Willy vient d’installer son stand de produits dérivés. Il vend des chapeaux noir et blanc à l’effigie des Néo-Zélandais et des drapeaux tricolores. Pour 8,50€. Les écharpes bleu-blanc-rouge se monnaient à près de 12€, celle des Blacks à environ 15€.
11h15 Dans Queen Street, à quelques mètres du château, la principale rue piétonne se remplit peu à peu. Trois jeunes jouent avec une réplique miniature du ballon ovale. Au grand dam des passants gallois, qui font leur shopping comme si de rien n’était.
10h55 Un couple quinquagénaire venu de Nouvelle-Zélande se prépare à visiter la ville. «Nous sommes arrivés il y a deux semaines, pour le match face à l’Ecosse. On a des billets pour aller voir notre équipe jusqu’en finale. Combien ça nous a coûté? On ne compte pas vraiment…»
10h40 dans le hall de l’hôtel Park Plazza, beaucoup de touristes arborent le maillot des Blacks. A l’heure des croissants, les premiers chants raisonnent dans la salle du petit-déjeuner. Au menu: café, toasts, œufs brouillés et bacon.
Samedi 6 octobre
22h30 à quelques encablures de l’hôtel du XV de France,
des joueurs de la sélection néo-zélandaise arpentent les rues de Cardiff, bière à la main. Le lendemain, ceux-là ne fouleront pas la pelouse du Millenium puisqu’ils ne figurent pas dans le groupe des vingt-deux.
20h Les supporters des Blacks ont pris d’assaut les artères principales de la ville. Les pubs ne désemplissent pas. La peinte de bière s’y vend à près de 4 livres sterling (environ 5,70€).
15h Quelques drapeaux fleurissent sur les fenêtres. Ceux aux couleurs du pays de Galles sont absents depuis l’élimination des Diables Rouges. Dans l’après-midi, les affiches mettant en scène Gareth Thomas et consorts ont été retirés des panneaux 4x3.
Vendredi 5 octobre
Gil Baudu, envoyé spécial à Cardiff