INTERVIEW - Sébastien Chabal évoque le match face au XV du Trèfle et ne souhaite pas s'étendre sur la «Chabalmania»...
Il est devenu la coqueluche du rugby français. Sébastien Chabal sera l'arme fatale des Bleus, ce soir contre l'Irlande. Un statut que le deuxième ligne du XV de France tente de minimiser.
Etes-vous inquiet avant ce match décisif contre l'Irlande?
Je laisse venir les choses tranquillement, ce n'est pas vraiment mon genre de stresser. Il faut qu'on prenne le point de bonus, c'est sûr, mais les Irlandais ont aussi une revanche à prendre après notre victoire cette année à Dublin. Ça promet d'être un beau match. Aujourd'hui, on a beaucoup de pression, on a tout à perdre mais surtout tout à gagner. Je suis confiant.
Les Irlandais disent qu'ils ont peur de vous. Pensez-vous qu'ils aient prévu un plan spécial pour vous contrer?
Si c'est le cas, tant mieux! Cela voudra dire qu'il y aura plusieurs joueurs mobilisés pour s'occuper de mon cas et que cela ouvrira des espaces à mes partenaires.
Comment réagissez-vous à cette «Chabalmania» qui touche la France
Franchement, je ne veux pas m'étendre sur le sujet. Je suis joueur de rugby et je veux qu'on parle de l'équipe et de ses performances, c'est ça qui est important. Parlons rugby, ça me va très bien.
Qu'est-ce qui a changé entre le Sébastien Chabal, remplaçant pendant la Coupe du monde 2003 et celui de 2007, devenu une des stars de l'équipe?
Je n'ai pas changé, à part le look (sourire). J'ai pris de la bouteille, c'est tout. En 2003, j'étais frustré, car notre job ce n'est pas d'être dans les tribunes et de regarder les autres sur le terrain. J'ai travaillé dur et j'ai plus d'expérience aussi. Mais j'ai toujours eu confiance en moi.
Recueilli par Sébastien Bordas