Festival de Cannes: Tout savoir sur «Après la bataille» de Yousry Nasrallah

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Publié le 17 mai 2012.

CANNES - La fiche du film pour sauver la face lors des dîners...

Si vous avez manqué le début

Mahmoud est l’un des «cavaliers de la place Tahrir» qui, le 2 février 2011, manipulés par les services du régime de Moubarak, chargent les jeunes révolutionnaires. Tabassé, humilié, sans travail, ostracisé dans son quartier qui jouxte les Pyramides, Mahmoud et sa famille perdent pied…
C’est à ce moment qu’il fait la connaissance de Reem, une jeune égyptienne divorcée, moderne, laïque, qui travaille dans la publicité. Reem est militante révolutionnaire et vit dans les beaux quartiers. Leur rencontre transformera le cours de leurs vies.

Le réalisateur

Né en 1952 au Caire, Yousry Nasrallah a débuté comme assistant de Volker Schlöndorf puis assistant et co-scénariste de Youssef Chahine. Son premier long métrage, Vol d'été, primé a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 1987. Lors de la révolution égyptienne de 2011, il filme avec une caméra Sony DSC-TX7 en AVCHD les manifestants sur la place Tahrir le jour, puis protège ses voisins avec le comité révolutionnaire de quartier la nuit. Après la bataille est le prolongement de cette expérience. Mais «c’est une fiction, je le revendique», affirme Yousry Nasrallah.

Les interprètes

Le rôle principal du cavalier est interprété par Bassem Samra, l’un des comédiens fétiche du réalisateur avec qui il tourne depuis 1993. Ses partenaires féminines, Menna Chalaby et Bassem Samra, ont débuté plus tardivement, mais elles sont connues en Egypte, car issues de familles d’artistes réputés. Les deux enfants du film sont les fils d’un célèbre dresseur de chevaux, mais ont été choisis pour leur aisance face à la caméra.

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Les anecdotes

Yousri Nasrallah s’inspire de faits réels peu connus de ce côté-ci de l’Occident: les contre-manifestants étaient recrutés parmi les cavaliers et chameliers qui avaient l’habitude de transporter les touristes aux abords des pyramides. Apparemment, ils n’étaient pas armés, mais ont servi de boucs émissaires. Un mur a aussi été récemment construit pour leur barrer l’accès aux pyramides et les inciter à quitter les terrains où ils vivent. Dans ce site classé, on estime le m2 à 5000 dollars. Le gouvernement leur en offre 500 livres égyptiennes, soit 80 dollars.

La critique

Intéressant par ce qu’il apprend des événements de la Place Tahrir, dont les anecdotes ou les détails ont pu nous échapper, le film a malgré tout les faiblesses de ses qualités. «Après la bataille» a été tourné sans scénario et ça se sent. Des longueurs et quelques séquences inutiles viennent alourdir l’obstination pourtant louable du cinéaste de «travailler sous l’influence des événements réels». Heureusement, les interprètes, féminines notamment, sont parfaites.

La vidéo

En attendant la bande-annonce officielle, voici trois extraits du film.

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Stéphane Leblanc
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