Mélanie Laurent: «Je vais demander à Natalie Portman de tenir le premier rôle de mon film»

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Publié le 25 mai 2008.

INTERVIEW – Mélanie Laurent cumule les fonctions d’actrice et de réalisatrice…

Du haut de ses 25 ans et malgré une trachéite-coqueluche qui lui massacre la voix, Mélanie Laurent vit sur un petit nuage. Et pour cause, elle vient de réaliser un court-métrage de 7 minutes,en compétition à Cannes, appelé «De moins en moins», l’histoire d’une «patiente qui, dans un cabinet de psy, se souvient de moins en moins». Elle a aussi signé pour un long-métrage, tournera cet été dans un film en tant qu’actrice, et va mettre en scène une pièce de théâtre à Paris, près des Champs-Elysées. «Je commence à être reconnue mais personne ne m’emmerde. Il n’y a pas d’hystérie ni d’accolades familières. Je suis dans un entre-deux parfait».

Pourquoi avoir eu envie de passer derrière la caméra?

Depuis l’âge de 5 ans, je monte des spectacles. Je ne supportais pas de jouer à la Barbie. Je mettais mes parents sur des chaises et je voulais que ça applaudisse à la fin. Diriger des gens: je suis obsédée par ça. J’ai fait un Bac cinéma puis j’ai réalisé deux courts-métrages en école. En fait, j’ai commencé par faire le métier d’actrice complètement par hasard, mais la réalisation, c’est une autre facette de moi qui ne sort pas de nulle part. Ce n’est pas une envie soudaine de faire mon intéressante. La seule chose qui me fait lever le matin à 6h30, c’est qu’il y a 60 personnes qui m’attendent sur le plateau. Enfin, disons 25 personnes, c’est déjà pas mal, je suis un peu mythomane, là! (rires)

A quoi tient cette adrénaline que vous sentez monter en tant que réalisatrice?

Il faut être honnête: il y a une part d’ego énorme dans tout ça. Quand toute une équipe de personnes âgées de 30 et 50 ans arrivent sur le plateau le matin et vous demandent «qu’est-ce qu’on fait?», il faut avoir réponse à tout, quoiqu’il arrive. Il faut être une meneuse.

Vous écrivez un long-métrage?

Oui, je l’écris 5 heures par jour en ce moment. Il n’y a que ça qui peut me faire travailler (rires). J’ai un titre mais personne ne l’aime alors je ne le dis pas.
D’ailleurs, je suis à Cannes pour demander à Natalie Portman de jouer le rôle principal de mon film, une femme, française, très belle, très drôle, qui chante.

Vous avez déjà rencontrée Natalie Portman pour lui demander?

Disons que je suis arrivée il y a deux heures… Je ne comprends pas pourquoi elle ne s’est pas encore jetée sur moi (rires). Mais je vais essayer de la rencontrer. A Cannes, tout est possible.

Réalisateur, c’est plutôt un métier d’hommes, dit-on. Qu’en pensez-vous?

Oui, Agnès Jaoui le dit aussi. Certains disent que ce sont les femmes qui ne s’assument pas en tant que réalisatrices. Elles ont peut-être un complexe que je n’ai pas. Réalisateur, ça veut dire tellement de métiers à la fois! Moi, je sais quelle robe je veux mettre dans un film, quelle couleur de mur il faut, comment je veux filmer tel plan, quelle prise de son je veux avoir… Tout est très clair dans ma tête. Alain Attal, mon producteur, n’a pas réfléchi deux secondes avant de signer mon long-métrage. Que je sois une femme ou un homme n’a rien changé. C’est le projet qui comptait.
interview

Recueilli par Alice Antheaume
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