Sacha Baron Cohen dans le rôle de «The Dictator».
Sacha Baron Cohen dans le rôle de «The Dictator». - Paramount pictures France

Caroline Vié

Impossible pour la presse de rencontrer Sacha Baron Cohen. L'auteur-acteur ne s'exprime que par mail sous l'identité d'Aladeen, le despote de The Dictator, sa nouvelle comédie signée Larry Charles. Le comédien aux multiples visages s'est si bien glissé dans son personnage qu'il semble ne faire plus qu'un avec lui. Portrait(s).

D'où viens-tu Sacha? Sacha Noam Baron Cohen est né en 1971 dans une famille juive orthodoxe aisée. Elevé à Londres, il a poli son humour à la télévision anglaise, en créant le personnage d'Ali G, faux gangsta et vrai crétin.

Donner sa langue à Sacha. C'est pour la chaîne Channel 4 que le comique a commencé à déstabiliser les personnalités qu'il interviewe (Buzz Aldrin, David Beckham) avec son personnage de rappeur faussement idiot.

Sacha où es-tu? De Borat, le Kazakh sexiste et homophobe, à Brüno, le présentateur gay nostalgique du IIIe Reich, Sacha Baron Cohen disparaît sous ses alter ego provocateurs devenus héros de longs métrages. A Cannes cette année, c'est sous les traits du général Aladeen qu'il a arpenté la Croisette.

La méthode Cohen. Mêler fiction (ses personnages) et réalité (souvent en caméra cachée) permet au comique de prêcher le faux pour révéler le vrai. The Dictator est son premier film à être interprété exclusivement par des acteurs pros.

Fais-toi mal Sacha! Cohen n'y va pas avec le dos de la cuillère. Battu par une dominatrice, tabassé par un passant, il paye de sa personne et a même failli se faire lyncher par des juifs ultra-orthodoxes qui n'apprécient pas son humour.

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