Yvan Attal incarne un chômeur désespéré qui décide de cambrioler son patron voyou avec l'aide de Clovis Cornillac. Dans la tourmente, de l'excellent Christophe Ruggia, mêle polar et chronique sociale autour de ces deux malfrats malgré eux, épaulés par une Mathilde Seigner lumineuse. L'acteur a reçu 20 Minutes dans la loge du Théâtre des Champs-Elysées, où il se prépare à jouer Race de David Mamet à partir du 25 janvier.
Un homme qui a tout perdu en perdant son emploi. Sa femme et ses anciens amis le fuient, sans doute parce qu'ils ont peur de terminer comme lui. Je crois qu'il existe beaucoup de gens qui lui ressemblent, et c'est ce qui m'a touché.
Il m'a laissé juste ce qu'il faut de liberté pour pouvoir m'approprier le personnage, créer son look, sa gestuelle. J'avais énormément apprécié Les Diables (2001), son premier film. Je savais que je pouvais lui faire confiance.
Je refuse de croire qu'il existe des sujets décourageants pour le public. Ce qui compte, c'est la qualité de l'histoire. Il suffit de voir comment certains mauvais films, conçus pour plaire au plus grand nombre, se plantent pour en être convaincu.
C'est à la fois un polar d'action, avec la scène du cambriolage, et un drame humain. J'aime les mélange de genres au cinéma. Les films inclassables sont souvent les plus intéressants.
Chaque expérience est d'autant plus enrichissante que je suis un bosseur incorrigible. Tout en assurant la promo de Dans la tourmente, je répète Race et je monte mon nouveau film, un remake de la comédie Humpday (Lynn Shelton, 2009), où j'essaye de tourner un porno avec un copain, incarné par François Cluzet.
La bande-annonce: