Bruce LaBruce mêle gore, sexe gay et critique sociale dans l'ahurissant L.A. Zombie où François Sagat , vu dans Homme au bain de Christophe Honoré, peut fait revivre les morts en se livrant à certains actes dans un trou de balle (au sens littéral: celui fait par une balle, les victimes étant abattues à l'arme à feu).
Le réalisateur n'est pas le premier à aimer jongler avec les genres cinématographiques, au risque de se les prendre sur la tête. Coup de projecteur sur des plaisirs coupables de cinéphiles curieux.
Billy the Kid contre Dracula (1966)
Western et horreur ne font pas bon ménage dans cette série B, signée William Beaudine. L'auteur a cependant trouvé le cocktail si réussi qu'il a récidivé la même année avec Frankenstein contre Jesse James, belle illustration de la formule bien connue: «Pourquoi changer une équipe qui perd?»
Hercule (1983)
C'est sous le pseudonyme prétendument plus vendeur de Lewis Coates que Luigi Cozzi a mêlé le péplum ringard à une sous-version de Star Wars. Lou Ferrigno, ex-Hulk de la télé, grogne d'un air inspiré dans une carrière poussiéreuse et un espace peu spacieux. Poilade garantie.
Nos amis les Terriens (2006)
Si le ridicule tuait, il est probable que la famille de Bernard Werber aurait pris le deuil. L'auteur, devenu réalisateur, signe un faux doc mâtiné de SF, où des extraterrestres étudient les humains. Le sérieux absolu de l'entreprise exacerbe son comique aussi involontaire qu'irrésistible.
Le Führer en folie (1974)
Rire de la Seconde Guerre mondiale en décidant de son issue avec un match de foot, il fallait l'oser. Sans se permettre de dire que c'est à ça qu'on reconnaît Philippe Clair, il faut concéder qu'Alice Sapritch en «Fürhine» place la barre très haut dans le ringard surréaliste.