Love et autres drogues: casser les codes mais pas trop

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Publié le 29 décembre 2010.

CINEMA - La comédie d'Edward Zwick met en scène un duo très convaincant...

C’est une comédie romantique traditionnelle:  il et elle se rencontrent, il et elle couchent ensemble, il et elle affrontent un obstacle (suspense: vont-ils rompre?), il et elle terminent ensemble. L’imprévisibilité n’est jamais la qualité première d’une comédie romantique.

La qualité première de Love et autres drogues est son duo de stars. Jake Gyllenhaal (plus habitué des drames que des chick movies) est représentant en produits pharmaceutiques, et Anne Hathaway (maîtresse du genre) campe une artiste atteinte par la maladie de Parkinson. Ils se rencontrent pour des parties de jambes en l’air – mais ne veulent pas tomber amoureux, promis, juré… Ils ont dû oublier de cracher, parce qu’évidemment, ils tombent amoureux. Vous vous en étiez doutés - c’est dans le titre du film.

A poils

Les deux acteurs, déjà réunis dans Le Secret de Brokeback Mountain, d’Ang Lee, jouent sur toute la gamme des émotions possibles, de la colère à l’extase sexuelle, crédibles, très beaux, et souvent nus.

Cette nudité, en plus d’être très jolie, est bien loin de la pudibonderie générale des comédies romantiques américaines. C’est la subtilité du film d’Edward Zwick. Après Les insurgés, Blood Diamond , Le dernier samouraï, Couvre-feu ou Légendes d'automne: on n’attendait plus le réalisateur dans tant de légèreté. Mais il parvient à préserver le cadre de la comédie romantique tout en brisant, à l’intérieur, les règles inutiles.


Mettre des fesses et des seins donc, mais aussi une histoire un peu plus dense que d’habitude - puisqu’il s’agit d’une histoire d’amour sur fond de basses manœuvres dans l’industrie pharmaceutique, de distribution de Viagra, et d’espoirs de découverte médicale. Quand la plupart des comédies romantiques se déroulent au présent, Ed Zwick choisit aussi de situer la sienne en 1996, pour s’ancrer dans un contexte historique légèrement décalé – la grande époque des Wayfarer. Et comble de l’audace de la part de Zwick: faire la comédie romantique de l’hiver sans New York (Pittsburgh sert de décor), sans neige, et sans même une scène de baiser sous du gui. Merci.

>> Ci-dessous, la bande-annonce dénudée...

 

 

C.P.
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