Jean Reno dans La Rafle.
Jean Reno dans La Rafle. - B. CALVO / GAUMONT

C.P.

Vous n’avez pas pleuré devant La Rafle? Quoi? Vous n’êtes sans doute pas tout à fait normal… C’est ce qu’a expliqué Rose Bosch, réalisatrice  du film, dans Les Années Laser, rapporté par Première.fr «Je me méfie de toute personne qui ne pleure pas en voyant le film a-t-elle dit. Il lui manque un gène: celui de la compassion
 
Le site consacré au cinéma explique que les propos de la réalisatrice étaient une réponse à la journaliste du magazine, qui évoquait les critiques négatives du film. «Je n’ai pas eu besoin d’ajouter de la tragédie à la tragédie. (...) Je n’allais quand même pas priver le public de ces émotions fortes et justes! On pleure pendant La Rafle parce que… on ne peut que pleurer, s'émeut la réalisatrice. Sauf si on est un "enfant gâté" de l’époque, sauf si on se délecte du cynisme au cinéma, sauf si on considère que les émotions humaines sont une abomination ou une faiblesse. C’est du reste ce que pensait Hitler: que les émotions sont de la sensiblerie. Il est intéressant de voir que ces pisse-froids rejoignent Hitler en esprit, non?» Et Rose Boch de conclure tout en finesse: «En tout cas, s’il y a une guerre, je n’aimerais pas être dans la même tranchée que ceux qui trouvent qu’il y a "trop" d’émotion dans La Rafle.»