Portia Doubleday (à g.), jeune adolescente un peu snob promise à Michael Cera.
Portia Doubleday (à g.), jeune adolescente un peu snob promise à Michael Cera. - B. BIRMELIN

Quand on est ado et mal dans sa peau, on se demande parfois si on ne va pas rester toujours puceau. C'est dans l'espoir d'échapper au plus vite à cette malédiction que le héros de Be Bad s'invente un alter ego. Pour séduire sa copine un brin snob (Portia Doubleday), il se métamorphose en séducteur sûr de lui, destructeur et rebelle. Tout ce qu'il faut pour s'attirer très vite de très gros ennuis.

La France à l'honneur

En anglais, le titre de Be Bad est Youth in Revolt (une jeunesse rebelle). Mais le succès en France de Very Bad Trip est passé par là. Pourtant, cette tendre fantaisie lorgne davantage vers Little Miss Sunshine ou Juno que la pochade délirante. Sophistiqué, Be Bad met même la France à l'honneur au son de Jacques Dutronc.

Une héroïne fan de Godard et une pléiade de stars invitées (Steve Buscemi, Ray Liotta, Justin Long) confirment en tout cas que Miguel Arteta, cinéaste remarqué pour son sens de la provocation avec Chuck & Buck (2001) et The Good Girl (2003), est à ranger pas loin du haut du panier. Il intègre de superbes séquences animées qui apportent une fantaisie supplémentaire à ce film attachant. Qui est aussi plein de compassion pour ce garçon maladroit qui apprend à se connaître en essayant de devenir un autre.

Les amateurs de rires moins subtils se dirigeront, eux, vers une autre sortie de la semaine. Dans American Trip de Nicholas Stoller, un assureur ambitieux se voit confier la garde d'une rock star capricieuse en goguette à Los Angeles.

 La bande-annonce:

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