Anna doit profiter de ses vacances dans son village breton pour faire sa confirmation et s’engager ainsi définitivement dans la foi catholique. A son arrivée, elle apprend que son père a quitté sa mère. Cette dernière s’est réfugiée dans la religionet ressent une attirance pour un prêtre qui est aussi un ami d’enfance tandis qu’Anna elle-même fait la connaissance d’un jeune garçon.
Les têtes d'affiche
Katell Quillévéré a réalisé de nombreux courts-métrages. Un poison violent, son premier «long» a été très remarqué à Cannes où il a été montré à la Quinzaine des réalisateurs.
Clara Augarde a été sélectionnée par la réalisatrice parmi quatre cents adolescentes.
On a un peu oublié que Wanda Ribeiro de Vasconcelos est le vrai nom de Lio qui s’est régulièrement illustrée au cinéma après avoir fait ses débuts sur grand écran avec Les années 80 (1983) de Chantal Ackerman. On l’a vue cette année dans La robe du soir de Myriam Aziza.
Stefano Casetti a été découvert dans Roberto Succo (2001) de Cédric Kahn.
Backstage
Le titre «Un poison violent» est inspiré par une chanson de Serge Gainsbourg qui définissait ainsi le sentiment amoureux. La réalisatrice a tourné son film en Bretagne et dans les Pays de La Loire. Elle a recruté de nombreux seconds rôles sur Internet. Stefano Casetto s’est formé à son rôle en travaillant avec un prêtre parisien pour bien maîtriser tous les rituels de la religion catholique. Le film a remporté le Prix Jean-Vigo 2010.
Film sensible et maîtrisé
Ce beau film sensible plonge dans la psychologie d’une toute jeune fille qui se découvre adolescente en revenant dans le village de son enfance. Les premiers émois sensuels de l’héroïne, brillamment interprétée par la débutante Clara Augarde, sont filmés de façon pudique par une réalisatrice maîtrisant parfaitement un sujet délicat. Sa famille et ses proches (joués par Lio, Stefano Casetti et Michel Galabru) achèvent d’apporter à cette réflexion sur la foi une liberté de ton confirmant qu’une cinéaste prometteuse est née.