Ana Girardot vit son tout premier festival.
Ana Girardot vit son tout premier festival. - S. LEBLANC / 20 MINUTES

A Cannes, S. L.

Etre une «fille de» comédiens célèbres, «ça pourrait être un argument marketing, concède le réalisateur Fabrice Gobert. Mais ce n'est pas pour ça qu'on a choisi Ana Girardot ». Dans Simon Werner a disparu, un premier film audacieux sélectionné dans la catégorie Un Certain regard, elle incarne la fille que tous les garçons se disputent au lycée. Et il suffit de la voir à l'écran pour se rendre à l'évidence : elle capte la lumière comme nulle autre et son magnétisme colle bien à l'image de la lycéenne qui fait fantasmer les garçons.

«Cannes, c'est cool»

Dans la réalité, la fille du comédien Hippolyte Girardot et de l'actrice Isabel Otero a 21 ans et n'en impose pas tant. «Quand j'arrivais sur le tournage, les figurants de mon âge croyaient que je me la pétais… Mais non, c'était le personnage!» Ana Girardot est plutôt timide et traqueuse. Devenir une actrice, elle l'a envisagé sur le tard. Après son bac, elle est partie à New York. Elle a pris des cours de théâtre. Et ce métier, dans lequel elle avait baigné toute son enfance, s'est imposé. «Avant, j'avais fait un peu de figuration. Mais il a fallu que je sois seule pour assumer mon choix. Au départ, mon père n'y était pas favorable. Et maintenant, il me pousse.» Simon Werner a disparu, c'est la première expérience d'Ana à l'écran. C'est aussi sa première fois à Cannes. «On m'avait dit que ce serait terrible… Mais non, c'est cool. Je savoure.»