Patrick Bruel: «Une popularité inexplicable»

INTERVIEW Patrick Bruel, le comédien joue dans «Comme les cinq doigts de la main»...

Propos recueillis par Caroline Vié

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Patrick Bruel retrouve Alexandre Arcady.

Patrick Bruel retrouve Alexandre Arcady. — VILLARD / SIPA

Patrick Bruel retrouve Alexandre Arcady qui a lancé sa carrière d'acteur avec Le coup de Sirocco en 1979. Après Le Grand Carnaval, L'union sacrée et K, le duo poursuit son histoire d'amitié avec Comme les cinq doigts de la main, un polar centré sur une fratrie.

Comment définissez-vous votre personnage?

Il est le chef de famille et se sent investi d'une mission à l'égard des siens. Si j'osais, je dirais qu'on est entre Le Grand pardon et Rocco et ses frères. Le film est un polar avec un fond famillial très fort. C'est un film populaire qui s'assume comme tel.

Vous vous sentez en famille avec Alexandre Arcady?

Il est un peu comme un grand frère pour moi. J'ai donc tout naturellement adopté le rôle de l'aîné vis-à-vis de mes partenaires. Ils me faisaient incroyablement confiance. J'adore ce travail sur moi-même qui consiste à explorer les multiples facettes d'un homme différent de moi, en compagnie d'un réalisateur et d'acteurs complices.

Vous avez le même plaisir au poker?

En fait, j'y joue très peu, mais cela a pris une importance médiatique que je ne comprends pas. Il n'y pas de décharge d'adrénaline quand on tourne un film. Cela tient davantage de la construction minutieuse. L'adrénaline, c'est au public de la ressentir.

Même avec des scènes d'action?

Je préfère les regarder que les tourner. Je sais que beaucoup d'acteurs ne peuvent supporter de se voir à l'écran, mais j'adore me regarder en train de manier des armes à feu. Ma carrière de chanteur m'a habitué à mon image.
Les femmes, quant à elles, crient toujours Patriiiiick...

La bande annonce:

POLAR CHARPENTÉ

Vincent Elbaz, Pascal Elbé, Eric Caravaca et Mathieu Delarive entourent Patrick Bruel pour ce polar solidement charpenté. Une famille y affronte la mafia pour sauver son «mouton noir», une tête brûlée qui risque d'emporter les siens dans sa chute.

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