La maladie de Pompe, vous connaissez? Mesures exceptionnelles du réalisateur Tom Vaughan fait découvrir l'ampleur de ce mal épouvantable en faisant partager une histoire vraie. Celle d'un papa résolu à sauver ses enfants condamnés avec l'aide d'un savant surdoué et farfelu. «Jouer sur mon image de redresseur de torts pour combattre un fléau réel m'a tenté car on me propose rarement des rôles aussi forts», avoue Harrison Ford, qui troque ici le fouet d'Indiana Jones contre une batterie d'éprouvettes.
«Comme mon personnage est fictif et inspiré de plusieurs scientifiques, j'ai pu l'enrichir à ma façon en choisissant notamment la musique qu'il écoute et son abord désagréable dissimulant une profonde solitude», confie le comédien. Le savant met donc des morceaux de The Band et d'autres standards du rock à fond les gamelles dans son labo et tyrannise son entourage avec un entrain que ne désapprouverait pas Dr House. «Si le sujet du film est sérieux, je me suis bien amusé à créer ce type bourru dont la colère permanente était très plaisante à rendre à l'écran. Quand je me mettais à hurler, j'adorais voir reculer d'un cran mon partenaire, Brendan Fraser.» Ce dernier a ressenti davantage de pression car il ne voulait par trahir le vrai papa, John Crowley, qui soutenait le projet.
«Crowley est un homme remarquable, déclare Harrison Ford, un vrai héros. Alors que je ne suis qu'un acteur de cinéma.» Si le comédien a été touché par Mesures exceptionnelles, cela ne l'empêchera pas de revenir à ses premières amours. «Un nouvel Indiana Jones, pourquoi pas ? dit-il dans un sourire. George Lucas, Steven Spielberg et moi sommes d'accord sur le principe, mais il faut se dépêcher avant que j'ai passé l'âge de ce genre de fantaisie!»