Pourquoi faire un film ? Et pourquoi sur Gainsbourg ?
Je me suis lancé dans le cinéma parce qu'on me l'a proposé, et j'ai accepté de travailler sur Gainsbourg parce que je l'admire depuis mon adolescence. J'avais même adapté son roman Evgénie Sokolov en BD quand j'étais gamin. J'ai glissé l'unique exemplaire dans sa boîte aux lettres après sa mort.
Comment voyez-vous Gainsbourg ?
C'était un artiste génial et un grand provocateur. J'ai voulu montrer ses différentes facettes, celles d'un homme capable de séduire Bardot, mais contraint de doucher ses angoisses au whisky avant ses apparitions publiques. Le travail d'écriture m'a donné l'impression de passer de longs moments avec lui.
Vous allez vous mettre au whisky pour affronter la sortie du film ?
Je préfère le pastis, mais je suis moins inquiet depuis que des fans de Gainsbourg m'ont avoué être « soulagés » après avoir vu le film. Ceux qui ne l'aimeront pas peuvent m'en rendre responsable, car il correspond à ce que je voulais. J'aimerais penser qu'il aurait plu à Gainsbourg. W
Recueilli par C. V.