Il serait injuste de réduire Avatar
à un festival de prouesses technologiques. James Cameron a pris soin de raconter une belle histoire, celle d'un marine handicapé qui prend l'apparence d'un extraterrestre Na'vi. D'abord chargé d'espionner ces indigènes d'une planète verdoyante et riche en minéraux, ce héros au grand coeur prend vite fait et cause pour une ravissante guerrière couleur azur et pour son peuple pacifique. Comme dans Titanic, le réalisateur insiste sur les rapports de ce couple improbable pour faire passer un message. Il dénonce la cupidité d'humains incapables de voir plus loin que le bout de leur nez et célèbre la nature avec une énergie communicative.
A la fois bourré d'action et de scènes romantiques, Avatar a été conçu pour séduire aussi bien un public féru de science-fiction que la midinette sommeillant dans le coeur de bien des spectateurs. Les lunettes 3D pourront toujours cacher les larmes de ceux qui n'oseraient pas les montrer ! W
C. V.