Il serait facile d'imaginer que les acteurs d'Avatar
en ont bavé. Ils ont dû apprendre le langage des Na'vis - mille mots d'un vocabulaire créé pour le film, apprendre à faire bouger la queue de leur alter ego extraterrestre, et surtout se plier aux dures contraintes de la « performance capture ». Une caméra enregistrait leurs gestes avant que les techniciens de WETA Workshop, les studios popularisés par Peter Jackson pour Le Seigneur des anneaux, ne passent des mois à les métamorphoser en aliens et à créer 2 500 plans d'effets spéciaux (pour mémoire, Titanic n'en comportait que 400). Tous se sont déclarés ravis de l'expérience, comme émerveillés par la projection d'un film qu'ils n'ont découvert qu'il y a quelques jours. Il faut préciser que le film a bénéficié d'un budget pharaonique.
Si James Cameron reste muet à ce sujet, on parle de 300 millions de dollars pour le film (200 millions pour Titanic, 40 millions pour Abyss), auxquels il faudra ajouter 200 millions pour le marketing. Les enjeux sont donc d'importance tant pour la 20th Century Fox que pour le cinéaste et pour des acteurs qui semblent rêver de reprendre du service si leurs personnages n'ont pas trépassé dans le premier volet ! W