Pourquoi avoir décliné la suite d'Arthur en deux volets: Arthur et la Vengeance de Maltazard qui sort aujourd'hui et Arthur et la Guerre des deux mondes prévu pour 2010?
Pour éviter de faire un film de trois heures qui aurait été indigeste. Je trouvais aussi amusant de laisser le public en plein suspense comme dans les feuilletons d'autrefois. C'était une notion qui m'excitait quand j'étais moi-même jeune spectateur.
Pourquoi ne pas avoir cédé à la mode du relief?
Parce que je ne suis pas un garçon à la mode ! Quand nous avons commencé à concevoir Arthur, il y a neuf ans, il était déjà bien compliqué de mêler animation en images de synthèse et prises de vues réelles. Il n'aurait pas été raisonnable d'y ajouter des lunettes ! Le relief n'était pas indispensable à l'histoire.
Etes-vous ému de voir votre oeuvre prendre vie sous des formes différentes
Je suis fier de l attraction « Arthur » qui ouvrira dans quinze jours au Futuroscope de Poitiers, mais ce qui me touche le plus, c'est quand des enfants jouent avec les figurines d'Arthur ou se déguisent en personnages de la saga. Là, cette histoire ne m'appartient plus.
Le premier film a souffert en raison du piratage...
Enormément, mais il n'est pas le seul. L'an passé, l'équivalent de dix-sept films français n'a pas vu le jour pour cette raison. L'argent que les producteurs ne touchent pas est volé aux créateurs.
Quelle serait la solution?
Il faudrait sortir les films en même temps au cinéma et sur Internet pour que le spectateur ne puisse plus feindre d'ignorer qu'un téléchargement gratuit est illégal. Ce serait fait depuis longtemps si nous ne nous heurtions pas aux exploitants qui craignent pour leurs recettes.
Comment voyez-vous l'avenir?
Je crois malgré tout à l'avenir des salles. Les gens auront toujours envie de sortir de chez eux pour partager des aventures sur un très grand écran.