Avec «Avatar», James Cameron révolutionne la 3D

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Publié le 24 août 2009.

CINEMA - Habitué des effets spéciaux depuis «Terminator», en 1984, le réalisateur promet de bluffer de nouveau son public avec son prochain film, qui sortira en décembre...

Après le film d’animation Là-haut, le buzz autour du film Avatar commence à enflammer les fans d’effets spéciaux et de James Cameron. Ce film – dont 15 minutes ont été projetées gratuitement dans quelques salles équipée en Imax 3D en France et dans le monde entier, vendredi – promet de bluffer les amateurs du genre grâce à de nouvelles prouesses technologiques.


 
Il faut dire que cette super-production de science-fiction a disposé d’un budget colossal (plus de 300 millions de dollars) et d’un temps de gestation confortable (une dizaine d’années de réflexion dont quatre de production). Le génie et le perfectionnisme de James Cameron a fait le reste. Pour Avatar, le réalisateur a innové en tournant avec une caméra spécialement conçue pour la 3D, nouveau défi du cinéma actuel. Objectif assumé: ouvrir autant de portes que Matrix à son époque, explique-t-il dans le Los Angeles Times.
 
Sorcier de l’image
 
Les 15 minutes offertes vendredi par le studio 20th Century Fox pour allécher les spectateurs confirment la révolution numérique initiée par le film, qui semble réussir là où tant ont échoué. «Avatar repousse la frontière numérique», affirme ainsi La Tribune de Genève. Grâce à sa réalisation en 3D, qui nécessite le port de lunettes spéciales, le public plonge dans un univers parallèle, celui de la communauté alien des Na’vis qui vivent sur une planète exotique du nom de Pandora. «Avatar est une aventure hallucinogène au cœur d’un monde fait de plantes et de créatures aussi féroces que fantastiques», s’enthousiasme le magazine américain Wired qui voit en Cameron un sorcier de l’image génial.
 
Il faut dire que James Cameron n’en est pas à son coup d’essai. Il baigne dans les effets spéciaux depuis son premier court métrage, Xeno genesis, réalisé en 1978. Depuis, il supervise tous les effets spéciaux de ses films. Son premier vrai coup de maître remonte à 1989 avec Abyss. Pour ce film, James Cameron invente des caméras révolutionnaires pour filmer sous l'eau et peaufine des effets spéciaux en images de synthèse qui donnent un sérieux coup de vieux aux procédés de l’époque. Il confirme son nouveau statut de pionnier des images de synthèse avec Terminator 2 (1991) puis Titanic (1997).
 
Accomplissement
 
Avec Avatar, Cameron voit encore plus grand. Encore une fois, il crée lui-même le matériel qui lui manque pour avoir les moyens de son imagination débordante. C’est lui qui invente les caméras stéréoscopiques nécessaires pour donner au public cette impression d’être immergé dans le film. Pour le magazine américain Wired, le film est tout simplement l’accomplissement du cinéma du réalisateur: «Avatar pourrait être le Star Wars de James Cameron.» Budget pharaonique, révolution numérique et résultat époustouflant, le film a en effet de quoi devenir une légende.
Sandrine Cochard
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